Archive pour la catégorie ‘Web 2.0’

Le Web, l’imprimerie et le demi-lettré

Lundi 21 septembre 2009

Au premiers temps de l’imprimerie, les demi-clercs et les demi-lettrés pensaient « quel abaissement de l’esprit ! Et quel malheur ce serait, si le moindre manant pouvait lire ces livres que seule la longue étude permet de bien connaitre et d’interpréter ».

Un demi-millénaire après, le Web est ce nouveau malheur que les nouveaux demi-clercs et les nouveaux demi-lettrés ne peuvent plus feindre d’ignorer :

« Quel abaissement de l’esprit, et quel malheur ce serait, si le moindre employé pouvait sur tout donner son avis, l’écrire, le faire connaître et  à tous le diffuser »


Retour sur le bloguing décentralisé

Vendredi 24 juillet 2009

Une arrivée massive de blogueurs sur Friendfeed et en quelques heures la question s’élargit et renait. Chacun court de sîte en sîte pour discuter de la manière de discuter, se demander si les discussions sont des contenus ou les contenus des discussions, rouler les réponses d’un lieux aux questions d’un autre lieu.

Un débat dont l’intérêt, au delà des outils et tuyauteries, réside dans l’opposition entre bloguing et « life-streaming ». Une opposition qui je suppose… Mais sans anticiper, je vous laisse dérouler la petite perle que je viens de dessiner sur le sujet – il suffit donc de clicker:

Bloguing vs lifestreaming, par Patrice

Le bloguing décentralisé

Jeudi 25 juin 2009

Avez-vous remarqué combien se ralentit le rythme de production des blogs que vous connaissez ?

Je ne parle pas du mien : la vitesse de publication n’a jamais été sa marque de fabrique incontestée. Je ne parle pas des blogs qui meurent : il en nait toujours bien plus qu’il en disparait. Je ne parle pas enfin des blogs professionnalisés, pour qui l’audience est nettement fonction du nombre de billets publiés.

La production sur les blogs ne perd pas en valeur ou en intensité, mais elle se fait à la fois plus sporadique et plus précise. Les billets d’attentes et les billets peu travaillés sont en train de disparaitre. Le live-blogging et les réponses rapides de blogs à blogs se sont nettement raréfiés.

La nouvelle génération du Web participatif, Twitter d’abord, aussi Facebook dans sa nouvelle formule, enfin les nombreux médias sociaux qui s’en sont inspirés, les réseaux de discussion, en un mot, sont bien sur les grands responsables.

Avec eux, on n’a plus besoin de faire un billet pour simplement partager un lien, pour une remarque rapide, pour une réponse à l’emporte pièce. Avec eux, on n’a plus besoin de bloguer pour faire vivre son blog ou préserver des liens avec sa communauté de lecteurs. Grâce à eux, on n’a plus besoin et on n’a guère l’utilité de bloguer si l’on n’a pas un véritable avis, une véritable opinion, une véritable histoire à raconter.

Les blogs ne sont plus les uniques centres d’agrégations de contenus et de discussions. Mais ils restent des lieux de créations et de présentation de contenus.

Je crois paradoxalement qu’ils s’en trouveront renforcés. Puisque l’on peut faire vivre des discussions ailleurs que sur son propre blog, développer une identité de réseau en réseau et de sîte en sîte, voyager ainsi avec sa communauté, alors les textes que l’on a véritablement envie de bloguer trouvent une force accrue, un public diversifié, surtout, une capacité de diffusion bien plus large que celle que les vieux réseaux de blogueurs offraient.

Le Web est un mouvement en constitution permanente, qui partout démocratise et partout met en réseau. C’est l’activité de bloguer qui vit aujourd’hui sa décentralisation accélérée.

Vers la discussion généralisée

Lundi 23 mars 2009

La discussion sur le Web s’est longtemps organisée autour des contenus qui la provoquaient : un post de blog, une vidéo, un article de journal on-line étaient invariablement suivi de leur fil de commentaire.

On se répondait certes de vidéo à vidéo ou de blog à blog, mais il était bien entendu que cette discussion longue n’était qu’un support de l’essentiel : les commentaires que chaque nouveau contenu générait sur la plateforme même où il était créé.

La démocratisation des outils de créations de contenu est en train de changer radicalement la donne. Chacun répond avec ses outils, chez les autres, chez lui, dans ces lieux neutres que sont les médias sociaux : les Twitter, Facebook, Discus, les mash-ups que l’on peut en faire sur son sîte ou ailleurs.

Chacun discute avec tous, partout, avec des moyens sans cesse différents et sans cesse renouvelés.

Chacun discute avec les outils jadis considérés comme destinés à créer du contenu, les transforme, les réinvente, les utilise pour intervenir toujours différemment dans la discussion.

Chacun discute, disons- nous, au point que l’une des barrières du Web 2.0 est en train de s’effondrer, qu’une vieille évidence est en train de se reformuler. Il n’y a plus aujourd’hui de distinction entre le contenu et sa discussion. Les contenus ne sont plus des éléments déclencheurs de débats dont ils abriteraient les développements. Les contenus sont à la fois les moteurs et les éléments de la discussion.

Déjà, les outils sont en train de se créer pour permettre à chacun de cristalliser sa vision de la discussion et l’amener au delà de l’instantanéité.

Bientôt, ce vaste mouvement de création de contenus que connait le Web depuis quelques années apparaitra clairement pour ce qu’il a toujours été…

… une discussion généralisée.

Discussions ouvertes et discussions fermées

Mardi 2 septembre 2008

La parole d’expert ne s’appuie pas sur moins d’opinions, de raccourcis ou de désaccords que la parole démocratique. Elle n’est pas moins désintéressée, pas moins hasardeuse, pas moins contestée par d’autres légitimités. Comme cette dernière, elle ne trouve sa valeur que dans l’agrégation des points de vues et la construction bien temporaire de synthèses toujours à recommencer.

La différence entre parole d’expert et parole démocratique est essentiellement une différence d’accès. L’expert réserve le hasard et la contestation de la discussion à ceux qu’il reconnait comme ses pairs. Il offre au reste du public une pédagogie, non une matière à discuter.

Le débatteur démocratique ouvre la discussion à tous : on y voit d’abord l’arrière cuisine et ses peu reluisants apprêts, mais aussi peu à peu les synthèses qui se construisent, les inventions, et par là même l’occasion de les rendre meilleures encore ou simplement d’y contribuer.

C’est l’une des lignes de fractures du Web actuel que cette opposition entre deux manières de contribuer: celle qui préfère se confiner dans un cénacle avant de diffuser ses conclusions, et celle qui ouvre le travail dans son ensemble. On suivra la lutte entre Wikipedia et Knol mais aussi une foultitude d’exemples -on n’en finirait pas de les citer- où le Web introduit la discussion démocratique dans un domaine de discussion fermée, et où en retour, la logique d’expert tente de reprendre pied, en se parant de sa cohérence ou de son unité.

Il est amusant de voir que les anciens médias – qui fonctionnent eux-même sur ce mode- sont les infatigables défenseurs de l’expertise et des discussions fermées. Il portent cette lourde préférence en politique, où leurs cris semblent encore suivis d’effets.

Ainsi, dans la quasi totalité des échos de l’université d’été du PS  – qu’il soient ou non au PS apparentés- l’ouverture des arrières-cuisines parait toujours scandaleuse, les ficelles ont toujours tort d’être affichés, les oppositions et les personnalités ne trouvent pas grâce sans avoir été lourdement fardées. Qu’on compare ces réactions à celles que suscitent des discussions bien autrement fermées, où aucune hésitation ne se montre, ou aucune discussion publique n’a véritablement lieu, où l’on ne parle qu’une fois le débat réel achevé…

Et si la nouveauté politique -celle que les nouveaux médias ne cessent de porter- était justement cette discussion ouverte au vent, cette discussion un peu plus démocratique parce qu’un peu plus transparente, à laquelle nos goûts d’ancien monde ne nous ont pas encore habitués?

Une chimie élémentaire des communautés Web

Lundi 25 août 2008

Si les analystes du Web participatif dissèquent les innovations techniques à satiété, s’ils classifient sans cesse les communautés, ils s’attardent bien peu sur les actes individuels élémentaires qui assurent l’existence de ces communautés.

Pour quelqu’un qui conçoit un réseau social, la réflexion essentielle ne doit pourtant pas porter sur les micro-fonctionnalités techniques -on sait bien qu’aucune ne présentera de difficulté insurmontable- ni sur la catégorie de réseau social que l’on s’apprête à lancer – c’est bien en amont que cette question a du se poser, et c’est bien en aval qu’elle portera ses fruits -.

La réflexion d’un concepteur doit je crois porter sur ce qui « fait communauté », sur l’enchainement d’actions grâce auquel les utilisateurs passeront du statut d’acteur isolés à celui de collectivité. Si le réseau social que l’on conçoit n’est pas la réplique d’un modèle déjà bien connu et éprouvé, s’il prétend innover dans sa dimension communautaire, il ne peut évacuer l’étude du comportement social des utilisateurs, et du type de lien qu’ils vont pouvoir y nouer.

Existe-t-il des règles générales ou des critères à respecter pour établir les liens d’une communauté ? J’en doute, car c’est en eux que réside l’innovation propre à chaque réseau social à succès. C’est l’invention d’un nouveau type de lien qui assure le succès d’un nouveau projet, et il n’y a pas de règle pour inventer.

Je crois par contre qu’il existe un nombre étonnement faible d’éléments communautaires, ingrédients que l’on peut nécessairement combiner pour bâtir un média social, ingrédients qui eux-mêmes sont nés de combinaisons de plus en plus réussie avec les ingrédients qui les ont historiquement précédés.

Oublions l’approche technique, qui ne permet pas de bien saisir le développement d’une sociabilité. Mettons de coté la masse immense des fonctionnalités qui ne sont pas spécifiquement sociales, ou qui ne présentent, dans la relation sociale que des variations et des apports limités. Il reste bien peu de candidats, et une liste finalement très courte, qui pourrait figurer comme premier essai de « table des éléments » des communautés Web :

  1. La messagerie : sans commentaire
  2. Le forum : un message qui demeure visible par tous et qui s’ajoute à ceux qui l’ont précédé
  3. Le forum collaboratif : des messages se combinent selon une règle pré-établies. L’exemple le plus connu est bien sur le wiki
  4. La vitrine : un message visible par tous et que son promoteur peut à tout moment retirer. Le MySpace original était essentiellement une collection de vitrines personnelles ; les blogs sont bien sur la combinaison d’une vitrine renouvelable (le post) et de forums attachés (les commentaires) ; YouTube, Flickr et Del.icio.us (ancienne version) sont avant tout des vitrines spécialisées dans un format de données particulier
  5. Le réseau d’amis : l’indentification d’un lien entre deux personnes. C’est l’une des innovations de Facebook (et des sîtes de la même génération) d’avoir reconnu un élément essentiel de socialisation dans ce qui était d’abord considéré comme une fonctionnalité banale, présente partout mais jamais utilisée à sa pleine mesure.
  6. La vitrine collective : un forum collaboratif dont le résultat est présenté à tous. Digg est encore l’une des plus belles illustrations de ce type de relation communautaire : il est essentiellement constitué d’une vitrine unique, sur laquelle chacun peut intervenir et que chacun est incité à consulter.
  7. La vitrine collective individualisée : c’est simplement la personnalisation de la vitrine précédente poussée au paroxysme. Elle constitue certainement la dernière innovation sociale du Web, et sur la clé du succés de Twitter et de Friendfeed. Dans les deux cas l’interface essentielle est une vitrine propre à chaque utilisateur mais composée des messages toujours renouvelés de la communauté.

C’est à chacun de ses éléments que s’attache un acte de socialisation, et c’est par un cheminement d’élément en élément que les membres d’un réseau social prennent la forme d’une communauté. Resterait donc certainement, si l’on voulait tirer le meilleur parti d’une telle classification, à dire quels types de liens sociaux ces éléments permettent de former, et mieux encore, comment de judicieuses combinaisons d’éléments parviennent à maintenir, à renforcer et à transformer une communauté…

… voire – et n’est-ce pas le graal du chimiste comme celui du cuisinier ?- à créer un élément à part entière, une nouvelle base pour que de nouvelles inventions puissent se développer.

Ciao versac

Mardi 8 juillet 2008

C’est aujourd’hui le joli départ d’un blogueur important.

Joli départ car versac tire sa révérence au bon moment. L’apport singulier de versac.net et de son auteur ne réside pas tant dans sa contribution aux discussions du Web que dans la manière dont il a peu à peu structuré la blogosphère politique. La controverse du référendum, le débat présidentiel, les différentes plateformes -de Publius à Lieu Commun-, la République des Blogs enfin. Qu’on les critique ou les défende, tous ces éléments ont façonné la pratique du blog politique en France. Ils lui ont donné des points de références, ses toutes premières normes et sa toute première cohérence.

Joli départ car ces apports singuliers sont maintenant tous intégrés. Il existe une blogosphère politique ; il en existe même plusieurs. Ces petits mondes ont bénéficiés du modèle qu’offrait le premier blogueur politique à succès. Ils développent maintenant leur propre norme et leurs propres valeurs ; ils inventent de nouvelles manières de bloguer, loin de cadres que leur courte histoire a déjà eu le temps de produire et d’effacer.

Joli départ car versac, qui ne disparait que pour laisser place à Nicolas Vanbremeersch ou à une autre identité, livre une dernière petite expérience, et qui n’est pas sans intérêt. Abandonnant son avatar Web sans abandonner le Web, il s’offre le petit bonheur numérique de disparaitre tout en y restant tout entier, et la perspective jubilatoire de se bientôt réincarner.

Démocratisation contre auto-organisation

Samedi 21 juin 2008

Les commentateurs du Web confondent souvent démocratisation et auto-organisation. De cette erreur découle des incompréhensions profondes sur la nature politique du Web, et bien involontairement, sur les mesures susceptibles d’améliorer ou de pénaliser son développement.

La démocratisation est l’idée selon laquelle les règles ne sont pas façonnées par une hiérarchie mais par les utilisateurs eux-mêmes. L’auto-organisation est l’idée selon laquelle un groupe engendre ses règles sui-generis, et tend à fonctionner indépendamment des autres organisations.

Un groupe démocratisé s’appuie sur des règles externes, qui lui ont donné naissance et qu’il a progressivement retravaillées. Au fil de leur évolution, les règles ne disparaissent pas : elles prennent un caractère de plus en plus démocratique. L’influence des membres y est à mesure de leur apport et non de leur statut ou de leur position hiérarchique. Le pouvoir formel de chacun y est identique. Les différences de pouvoir réelles tendent à s’estomper.

Un groupe auto-organisé, quant à lui, est sensé s’appuyer sur des règles auto-construites, sans cadre ni contrainte extérieure, sans rien que le groupe n’ait lui-même engendré.

Les communautés du Web sont le fruit et le moteur de la démocratisation de la société. Elles sont le plus souvent de nature démocratique et presque toujours engagées dans un mouvement de démocratisation.

Elles ne sont en aucun cas auto-organisées.

L’exemple des communautés Open Source est l’un des plus parlants, mais il s’étend aisément à l’ensemble des communautés participatives du Web. Les communautés Open Source s’appuient sur une loi d’airain : leur langage de programmation. Cette loi peut certes être issu d’une autre communauté Open Source, mais elle demeure une contrainte absolue, externe au projet, que personne ne peut aisément dépasser.

Les communautés Open Source sont largement démocratiques, puisque chaque membre peut contribuer au code. Elles sont en revanche tout le contraire d’auto-organisations, puisque l’essentiel de leur loi -leur langage de programmation- a été développée ailleurs, que cette loi s’impose à chacun comme une donnée, qu’elle ne laisse la place à aucune négociation ou interprétation, que chaque participant est bien contraint de la respecter.

C’est précisément l’existence de règles externes fortes qui permettent aux communautés initiales de s’installer et de se développer. C’est précisément parce que ces règles sont d’inspiration démocratiques qu’elles sont légitimes, adaptées aux projets et donc largement respectées. C’est la puissance de ces règles qui fournit le terreau sur lequel de nouvelles règles et de nouveaux projets peuvent se développer.

La force du Web n’est pas l’autonomie mais l’interdépendance. Son espace n’est pas sauvage, il est hyper-construit. C’est pourquoi on a toujours tort de prétendre le rationaliser où le réguler. Ce faisant, on ne comble ni lacune ni vide, on impose au contraire une autorité à un espace qui est déjà aussi démocratique qu’on peut l’être. Ce faisant, on ne défend ni la liberté, ni l’égalité, ni la justice, on se contente de détruire une organisation plus profonde, des règles plus subtiles et plus justes, et que l’on a simplement pas su identifier.

Le mot clé sponsorisé est-il un produit dopant ?

Jeudi 19 juin 2008

L’achat de mots clés compris comme le produit dopant d’un média: une jolie petite idée trouvé chez Eric Mainville qui reprend une citation de Louis Dreyfus.

Une idée d’ordre économique, mais qui pourrait être très largement prolongée…

L’équilibre du Web repose sur l’activité permanente de tissage de liens. Une activité libre, gratuite, décentralisée qui produit un Web à son image: libre, gratuit, décentralisé. Une activité que la vente de mots clés sur un site aussi central que Google contribue au fond à déséquilibrer.

Il est intéressant d’imaginer que la logique participative du Web finit par l’emporter sur sa logique commerciale, que les déformations induites par les mots clés sponsorisés de Google ne sont que temporaires. Ils changent le positionnement d’un site pour un temps, mais ne transforment pas l’écosystème de la toile.

C’est l’écosystème qui finit par l’emporter.

Plaisir du carnet, bonheur du nouveau projet

Jeudi 22 mai 2008

Quel plaisir de revenir à ce blog et d’écrire les premières lignes de ce billet!

Je sais, je sais, voilà déjà quelque temps que mon rythme a ralentit au point de sembler se suspendre, et même, certains diraient de complètement s’arrêter.  Ce n’est pas que je m’éloignais du Web, c’est assez précisément le contraire, et c’est que le Web absorbait toutes mes pensées.

Il faut que je retourne un peu en arrière. Au fil des mois, les idées jetées sur ce carnet se sont cristallisées. Les questions posées ici ou là ont voulu trouver des réponses plus incarnées. La logique participative demandait que l’on participe et que l’on ne se contente pas d’analyser. Les paroles sont devenues des plans, les plans des travaux de plus en plus concrets, et les travaux une entreprise en train de se créer.

Le projet était déjà lancé.

Ne cherchez pas d’adresse ou de site. Ne cherchez pas non plus le buzz en train de se créer. Les sujets sont trop nouveaux, les problèmes sont trop variés, rien ne sera visible avant plusieurs mois, pas même une alpha très privée.

C’est certes un paradoxe que de lancer une start-up sans en presque parler. Cela le paraitra plus encore si j’ajoute que le Web participatif en est la matière et le sujet. Faudrait-il taire alors une activité si proche de la matière habituelle de ces billets ? Ou plutôt, si l’on procède ainsi faudrait-il renoncer à mon cher petit carnet ? En faire un blog d’entrepreneur bien standard et bien classifié ?

Rien de tout cela aujourd’hui… Pas de changement radical sur un carnet dont le changement radical a été et restera le sujet. Pas de changement du carnet, mais de nouvelles préoccupations du carnetier…

… et le plaisir de revenir à ce blog et d’écrire les dernières lignes d’un billet !