La troisième frontière du Web

Chacun sent que le Web entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son développement.

Les tentatives de synthèse fleurissent, mais ne semblent pas suffire à rendre compte des évolutions en cours. Peut-être sont-elles encore trop vagues? ou déjà trop précises? Le concept de « Web Squared » s’ajuste assez bien au « Web 2.0″ passé, mais il ne permet pas vraiment de saisir la nature des changements, moins encore d’en déduire les effets concrets. Le « Web en temps réel », l’une des principales expressions du moment, ne nous renseigne pas beaucoup plus sur la portée de ces changements.

Peut-être trouvera-t-on d’ailleurs inutile de vouloir décrire les évolutions d’ensemble du Web? Il y aurait de très bonnes raisons pour celà. Assemblage de ressources techniques, de fonctionnalités et d’usages, le Web ne se réduit à aucune de ces dimensions en particulier. Le succès des nouveautés techniques y dépend de l’écosystème de produits existants. L’évolution des produits y est liée à celle des usages. Les usages ne s’y développent qu’à partir des techniques et des produits. Ce réseau d’interaction semble totalement rétif aux synthèses, tout occupé qu’il est à surprendre et à réinventer.

Je crois pourtant que la nature décentralisée du Web offre un moyen de comprendre son orientation. Sans dirigeant, sans régulation externe, sans règlement interne ou plus exactement avec un nombre de règles tel qu’aucune n’est jamais uniformément appliquée, les principes fondateurs du Web sont les seuls capables de véritablement le coordonner. Ce sont eux qui tracent les orientations de l’ensemble, des orientations que l’on peut donc comprendre et prolonger.

C’est cette piste que je voudrais explorer ici. J’espère qu’elle permettra d’éclairer la très courte histoire que le Web a connu jusqu’ici, peut-être plus encore d’en déduire les évolutions à moyen terme. Il ne s’agira certes pas là de prédire un quelconque avenir – il y a une limite au plaisir de se tromper – mais d’essayer de rendre visible des évolutions déjà engagées, des évolutions peut-être suffisament profonde pour influence le Web pendant de nombreuses années.

Les principes fondateurs du Web

Ces principes sont simplement les objectifs initiaux que Tim Berners-Lee et Robert Caillau ont donnés à leur projet. En éliminant le jargon technique, il est possible de les réduire à trois propositions générales et universellement valables:

1- Permettre à chacun d’accéder à tout type de document

2- Permettre à chacun de diffuser ses propres documents

3- Permettre à chacun d’organiser l’ensemble des documents

Ils ont guidé le développement des technologies, des fonctionnalités et des usages du tout premier Web, limité d’abord aux scientifiques du CERN puis aux communautés de chercheurs qui lui étaient liées.

En raison du très petit nombre d’utilisateurs initiaux et de la population très particulière à laquelle ils appartenaient, ce tout premier Web était doté d’une propriété qui n’a jamais été reproduite depuis : chacun de ses utilisateurs avait suffisamment de compétences techniques pour accéder aux documents, pour en créer, et enfin, en programmant en HTML, pour participer à l’organisation de l’ensemble des documents. A la fois lecteur, créateur et organisateur, chaque utilisateur se conformait aux trois principes fondateurs.

Le Web initial, micro-démocratie où chacun disposait de tous les attributs d’un média, assura son propre développement et fixa durablement ses orientations. Son objectif en tant que projet était tracé : permettre à chaque utilisateur de devenir un média complet, c’est-à-dire de lire, de créer et d’organiser l’ensemble des documents qu’il souhaitait.

L’ambition était à la fois immense et claire. Immense car il ne s’agissait ni plus ni moins que de démocratiser l’ensemble de l’activité médiatique. Claire, car l’utopie proposée à tous était en fait déjà réalisée par le petit groupe des pionniers. Elle plaçait ainsi les principes fondateurs au centre de la régulation et du système de développement du Web

Le Web devint un projet Open Source universel et sans leader déclaré, comparable en cela, mais à une autre échelle, à ce qu’est en train de devenir Wikipédia. Ses principes fondateurs assuraient l’intégration des nouveautés dans l’écosystème. Ils renforçaient naturellement celles qui leur correspondaient, freinaient mécaniquement les autres, et orientaient ainsi durablement l’évolution d’ensemble.

Les deux premières phases d’expansion

Que l’on regarde maintenant les vingt années écoulées depuis le Web des pionniers, et l’on verra que les principes fondateurs ont non seulement assuré l’unité de d’ensemble du projet, mais encore structuré les étapes de son développement.

Le principe « permettre à chacun d’accéder à tous les documents » établit la première frontière du Web et guida sa première expansion. Pour l’essentiel, cette phase s’étendit de 1994-95 à 2003-2004. Elle correspondit au développement massif d’un Web pyramidal, dans lequel un petit nombre réalisait, organisait et distribuait les contenus que la majorité consommait. Le portail et le moteur de recherche en étaient les produits clés ; HTML et PHP les technologies principales ; l’accès à l’information l’usage privilégié. Il n’est pas inutile de rappeler que ce modèle recouvre encore la majorité du Web actuel, et continue à se développer au rythme de croissance d’internet.

La deuxième phase d’expansion du Web commença lors des années 2000-2002, sous l’impulsion de projets tels que Blogger, Myspace puis Wikipédia. Rapidement identifié comme un tournant majeur, le « Web 2.0 » correspondit simplement à la popularisation du deuxième principe fondateur : « permettre à chacun de diffuser ses propres documents ». Des technologies telles qu’AJAX ou RSS offrirent au plus grand nombre des fonctionnalités de création et de diffusion jusqu’alors réservées aux seuls développeurs. Une foule de produits permit à chacun de mettre en ligne des contenus de tous types. Le succès du premier Web et la force d’ensemble du projet permirent enfin aux usages correspondant de s’étendre massivement. Les blogs, les réseaux sociaux, les wikis devinrent les emblèmes de la démocratisation de la parole et de la discussion généralisée.

On peut aujourd’hui estimer que le Web participatif appartient au quotidien de 200 à 300 millions de personnes. Le deuxième principe du Web a franchi à son tour le petit cercle des pionniers pour transformer les usages du grand public. Les technologies, les produits et les modes de fonctionnements sont maintenant en place pour qu’il s’étende progressivement à l’ensemble de la population. Son développement, devenu prévisible, ne requiert plus d’innovation radicale. Il se prolongera naturellement au fil des années.

La troisième frontière

Même rapidement évoquées, les deux premières étapes font nettement apparaitre ce qui constitue aujourd’hui la nouvelle frontière du Web. Au-delà de la foule d’innovations et de nouveautés qui poursuivent des voies déjà tracées, l’une des trois composantes du projet Web, « permettre à chacun d’organiser l’ensemble des documents » est encore loin d’avoir trouvé la voie du grand public.

A-t-on remarqué que le maillon essentiel du tissu technologique du Web, la traduction technique du troisième principe, le langage HTML, est à la fois celui qui a le plus contribué à la diffusion du Web et celui qui s’est le moins éloigné de sa forme technique initiale ? Que la création des liens hypertexte, qui tisse la structure véritable du Web, l’architecture des sites, le point de repère des moteurs de recherches, reste une activité complexe, très éloignée du quotidien, très peu adaptée à la multitude d’usages qui pourraient en découler ?

Après avoir permis à chacun de tout lire et de tout diffuser, le Web doit permettre à chacun de faire ce que ses premiers utilisateurs ont toujours pu faire, ce qui est au cœur de sa radicale originalité : tout organiser. L’écosystème du Web doit progressivement bâtir les technologies, inventer les produits et façonner les usages qui permettront à chacun de manipuler les contenus créés par chacun, de les assembler, de les éditer, de les hiérarchiser, de leur donner du sens. Le Web doit permettre à chacun d’être un média complet.

S’agit-il là d’un souhait ? D’un pari ? D’une hypothèse prospective ? Il s’agit au fond de bien plus que cela. Si des orientations pratiques pour l’avenir d’un système aussi complexe que le Web peuvent être tracées, elles doivent s’appuyer sur les seuls points de coordination possibles entre des acteurs trop divers et trop nombreux pour eux-mêmes se coordonner. Elles doivent s’appuyer sur les seuls éléments partagés : les principes fondateurs du projet.

Dire que la prochaine étape du développement du Web est la démocratisation de la capacité de l’organiser, c’est simplement constater que des trois brins d’ADN initiaux du Web, celui-là seul n’a pas atteint le niveau de développement des autres. Qu’il constitue à proprement parler la nouvelle frontière du projet.

Vers le Web total

Mais s’il en est ainsi, dira-t-on peut-être, puisque les développements successifs du premier et du deuxième principe sont maintenant assurés, les techniques, les produits et les usages innovants ne devraient-ils pas aujourd’hui converger vers cette nouvelle frontière supposée ? C’est bien ce qui se dessine sous nos yeux : la troisième phase du Web est déjà lancée.

Les conditions, les besoins et les moyens sont réunis pour que le troisième principe du Web s’étende au-delà du petit groupe des professionnels et des pionniers.

Sur le plan des usages, les réseaux sociaux sont en train de populariser l’édition instantanée de contenus. Prés de 20% des twitts échangés contiennent des URLs. Facebook place l’échange de lien au sommet de sa hiérarchie de fonctionnalités. Chez nombre de passionnés du Web, la lecture des contenus proposés par une communauté remplace celle des aggrégateurs de flux automatisés.

Sur le plan des techniques, systèmes collaboratifs et « Web en temps réel » permettent à chacun de coordonner ses appréciations avec ses différentes communautés, d’organiser au fil de l’eau les éléments passant à sa portée. Le mouvement d’ouverture des données et les technologies sémantiques étendent à la fois la matière première d’organisation du Web et les moyens d’y accéder. Les interfaces riches offrent les moyens de simplifier à l’extrême les opérations d’édition et d’organisation, pour que chaque utilisateur puisse manipuler des données complexes de manière intuitive, ludique et naturelle.

Sur le plan des produits et des fonctionnalités, les géants du Web comme les start-ups les plus avancées se dirigent insensiblement vers le Web organisé par l’utilisateur. Les dernières innovations de Google ? Un système de collaboration généralisé – Wave – un système de discussion public de l’ensemble des contenus du Web – SideWiki – et l’ouverture de son moteur de recherche aux avis explicites et aux notations de ses utilisateurs.

C’est d’ailleurs le modèle hiérarchique et automatique du moteur de recherche que l’organisation du Web par ses utilisateurs s’apprête à remettre en cause. Wikia fut la première tentative notable de développement d’un moteur de recherche à algorithme collaboratif. Mahalo renforce maintenant la dimension humaine de la recherche en orchestrant les questions d’utilisateur à utilisateur. Pearltrees, précisément défini comme un réseau d’intérêt, permet aux membres de sa communauté d’organiser, de connecter et de retrouver naturellement l’ensemble des contenus qui les intéressent. Foursquare, à la différence des systèmes de géolocalisation qui l’ont précédé, ne s’applique pas aux personnes mais aux objets : les joueurs y organisent ensemble les lieux où ils ont l’habitude d’aller.

Les techniques, les produits et les usages issus des premières et deuxièmes phases ne vont pas pour autant s’effacer. La prochaine étape combinera au contraire les trois principes qui ont fait l’histoire et l’originalité du Web : elle fera de chacun à la fois un spectateur, un créateur et un organisateur.

Le Web sera alors pour tous ce qu’il fut pour un petit nombre : un média total, démocratique et démocratisé.

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24 réponses à to “La troisième frontière du Web”

  1. Nicolas dit :

    Y’a pas souvent de billet, mais quand le taulier se lance…

  2. Nicolas dit :

    Ca y est, j’ai tout lu. Hop. J’en ai même fait un billet sur PLA. Comme quoi…

    Je crois surtout qu’on ne peut rien prévoir. J’ai acheté un iPhone parce que j’emmerdais en attendant un pote dans un magasin… Alors le succès de Twitter ?

    Longue vie à Pearltrees !

  3. Patrice dit :

    Hello Nicolas, content de te voir en prems! D’ailleurs j’aurais peut-être du prévoir que tu serais le premier à te trouver là ;-)

  4. Reversus dit :

    « Web total » : oui sans aucun doute.

    « Démocratique et démocratisé », j’en doute. C’est un objectif que l’on doit avoir en tête et vers lequel le Web doit tendre mais nous sommes loin d’être en capacité de l’atteindre.

    Outre la régulation étatique, les grands groupes privés menace la vocation initiale du Web et la relègue au rang d’utopie.

  5. Patrice dit :

    Reversus – Il n’y a pas vraiment de raison de douter que le Web puisse être « démocratique et démocratisé ». Les 20 ans d’histoire du Web ont changé les esprits au point que cette discussion publique et instantanée te paraisse naturelle… Elle aurait été inconcevable dans les années 80, pour qui ne faisait pas parti de cette infime minorité qui « passait » à la radio ou à la télé.

    Quand aux états et aux grands groupes privés, et bien ils ont toujours menacé la vocation initiale du Web et ont souvent cherché à le controler ou à le freiner. Pour quels résultats? Des retards de quelques mois, de quelques années au plus…. Cela peut être terrible pour un pays, pour un groupe de gens donnés… Mais vis-à-vis des forces qui portent le Web, il s’agit de combats d’arrière garde, en fait.

  6. maria -moi dit :

    Impossible de résister à la force de diffusion, partage, organisation du web

    Les seuls contenus qui vont rester à accès restreint et donc a potentiel d’organisation / édition limité sont ceux qui vont rester payants dans la mesure ou on aie encore besoin et envie de payer pour eux

    Rares sont les modèles économiques encore en place qui soutiennent ce type de choix!

    Même la main invisible se laisse prendre par internet…

  7. Patrice dit :

    Maria – Oui, et ce mouvement là transforment les équilibres économiques et les intérêts des grands groupes privés, on point qu’il se trouvent contraints comme les autres de soutenir la dynamique d’ensemble.

    L’exemple des prises de position américaine en faveur de la neutralité du net est marquant. Bien moins inspirées par l’utopie que par les intérêts économique de Google, elles n’en soutiennent pas moins le mouvement de démocratisation d’ensemble.

  8. narvic dit :

    Salut Patrice

    Ta réflexion est intéressante et elle a le mérite de tenter de prendre un vrai recul. Mais j’ai une objection. ;-)

    Ta description d’un déploiement en trois étapes, inscrites dans le projet initial du web, suppose que toutes choses soient égales par ailleurs. Ce n’est pas le cas, à mon avis.

    J’ai le sentiment que l’état du web est moins le résultat du projet de ses concepteurs que des usages de ses utilisateurs. Or ses utilisateurs n’ont pas tous le même projet. Des vagues successives d’utilisateurs viennent peu à peu au net, jusqu’à la massification bientôt totale que nous connaissons dans les pays industrialisés, et rien ne dit qu’ils se couleront peu à peu dans le même projet.

    On a même toutes les raisons de croire qu’ils y viennent avec des projets différents.

    Je ne vois pas un mouvement de développement linéaire vers une démocratisation touchant progressivement les utilisateurs, les uns après les autres. Mais un mouvement par paliers, à mesure que des groupes avec des objectifs différents, viennent au net les uns après les autres.

    Selon, cette optique, on est passé du net des pionniers à celui des utilisateurs créateurs de contenus, puis à celui, aujourd’hui… des simples consommateurs… de contenus, et surtout consommateurs de services.

  9. Patrice dit :

    Narvic – En fait, la majorité de la population des pays économiquement développés est déjà sur le Web, et elle y est maintenant depuis 10 ans.

    En 2000, le Web comptait déjà plusieurs centaines de milions d’utilisateurs. Mais ces utilisaturs étaient à 99% passifs. Les usages, les produits et les technologies ne permettaient pas véritablement de produire du contenu au-delà de « pages Web » extrèmement rudimentaires. Les années 90-00 correspondent donc à cette phase où le Web permettait surtout « d’accéder à des documents ».

    En 2010, 200 à 300 milions d’utilsateurs sont devenus créateurs de contenus. Ceux-la étaient largement passifs 10 ans auparavent. Mais dans le même temps, 1 à 2 miliard d’utilisateurs sont apparus. Ils utilisent encore essentiellement le Web comme moyen « d’accéder à des documents », mais ce n’est que le temps -quelques années- de passer à un type d’usage plus avancé.

    Pour bien comprendre les statique du Web, il importe absolument de les observer dynamiquement. Sur une échelle de plusieurs années, les usages évoluent en profondeur, les techniques se transforment et les produits changent. Les populations elles-même se renouvellent…

    … c’est ce « temps moyen » de l’évolution du Web qui est l’objet du billet, non pas les caratéristiques culturelles de tel ou tel groupe.

    Celà dit, et pour te répondre, l’arrivée d’un nouveau groupe dans un lieu dans lequel on est installé donne naturellement l’impression que l’idéal s’est perdu, que les autres agissent en consommateurs, voire en barbares, ignorant des anciens usages et des anciennes valeurs. Ce sentiment est naturel, connus bien au-delà du Web, il accompagne tous ceux qui d’un lieu autrefois privilégié, voient arriver des gens qu’ils n’auraient pas cooptés. Ce sentiment est directement la conséquence et l’effet…

    …de la démocratisation.

  10. [...] > Article initialement publié sur Cratyle [...]

  11. [...] de Pearltrees et auteur du blog Cratyle, Patrice Lamothe expose dans ce billet les différentes phase de développement du Web. Parti d’un micro-démocratie où “chacun [...]

  12. L’organisation humaine du web, démocratique, subjective, voila un sujet dont on a pas fini d’entendre parler. Ce besoin d’organiser, de classer, de mettre en valeur se développe de plus en plus chez certains internautes: on le voit clairement aujourd’hui dans la diffusion de l’actualité via Twitter et Facebook.

    Je ne peux m’empecher de parler ici de techno (tradition oblige ;) – j’écrivais dernièrement « Facebook et Twitter ont démocratisé la création de flux RSS ». C’est intéressant de voir comment les technologies du web (RSS = RDF Site Summary) montent en puissance dans un usage social. De même HTML a été un support particulièrement adapté aux deux premières phases du web. Consommation et production y sont relativement faciles mais quant est il de l’organisation et de la ré-organisation ?

    Le web mobile et ses contraintes en terme de visualisation de données (application based vs web based) remet en question cette bonne vieille couche de présentation qu’est l’HTML ou en tout cas ne la rend plus obligatoire.

    L’HTML a en effet aujourd’hui ce double rôle: présenter l’information et la lier à d’autres. Si l’HTML n’est plus obligatoire pour présenter les données, quelle technologie pour maintenir le principe fondateur de l’URL ? Ce liant entre tous les contenus qui dans le cas de l’iPhone s’appelle aujourd’hui l’appstore.

  13. Patrice dit :

    Je crois que l’HTML a encore de beaux jours devant lui comme technologie sous-jacente – pour les raisons mêmes que tu viens de donner. Quand aux tentatives de privatiser le Web via sa composente mobile, voire de l’enfermer dans un appstore…

    …et bien je crois que ce n’est pas là que Steve Jobs a été le plus inspiré, ni qu’il aura le plus de succés.

  14. LaurentB dit :

    Je ne peux que continuer les félicitations.
    Ça donne le vertige d’évaluer tout le chemin parcouru et celui qui reste encore à faire.

  15. [...] Pour faire court, nous croyons que l’organisation du Web sera LE sujet des prochaines années (http://www.cratyle.net/fr/2010/03/11/la-troisieme-frontiere-du-web/ pour plus de détails^^) et nous sommes convaincus que c’est l’approche humaine qui est de loin [...]

  16. [...] vide que rempliraient les curators – et d’organisation. Pour Patrice Lamothe, la curation a déjà changé le web [...]

  17. arslan dit :

    Très bon article qui reprend et vulgarise les fondamentaux de Berners-Lee.

    Toutefois, ce même Berners-Lee est plus prudent sur l’avenir du web, non pas que celui-ci ne deviendrait pas « un média total, démocratique et démocratisé » (quoique !), mais ne deviendrait pas, tout court.

    Car l’avenir d’Internet ne se confond malheureusement pas avec celui du web, et les entreprises commerciales dominantes du moment l’entendent bien de cette oreille, qui proposent rien de moins que des systèmes entièrement fermés qui à terme se proposent de répondre à l’ensemble des besoins des consommateurs mais hors-navigateur, hors web, essentiellement à travers des apps et plateformes diverses et variées composées de 500 millions d’amis, ou passées par tel ou tel store.
    Dés lors, le défi pour le web et de développer des alternatives répondant à une toute autre logique, – non, c’est pas forcément du tout gratuit bien au contraire, et qui le rendraient non seulement autonome des géants commerciaux mais qui seraient capables d’explorer encore plus en profondeur les idéaux libertaires et démocratiques que nous sommes nombreux à partager.

  18. Le Cheviller dit :

    J’ai bien compris la troisième dimension…mais comment s’inscrire à pearltrees en utilisant la langue française.

  19. Patrice dit :

    En ayant un navigateur en langue française :-)

    (ou en changeant la langue une fois inscrit)

  20. [...] n’est pas mort mais évolue vers ce que tout le monde s’accorde à considérer comme une troisième phase, même si tout le monde n’est pas d’accord sur la définition de cette phase. Et notre [...]

  21. ponceblanc92 dit :

    En fait je m’aperçois qu’on est submergés d’outils nouveaux et il faut le temps de les digérer et de leur trouver des applications personnelles ou professionnelles. Mais je suis certain que le direct a un grand avenir.

  22. [...] n’est pas mort mais évolue vers ce que tout le monde s’accorde à considérer comme une troisième phase, même si tout le monde n’est pas d’accord sur la définition de cette phase. Et notre [...]

  23. Bouchet Michel dit :

    Pour Pearltrees, complétez les 3 principes fondateurs par le besoin pour l’utilisateur de disposer d’un langage de navigation, recherche et de manipulation des « Perles ».
    Avec un peu de promo (si besoin est !), vous donnerez l’occasion à de jeunes chercheurs de mettre en oeuvre des algorithmes et Apps qui feront décoller votre outil.
    Ça permettra peut-être de rendre supportable la disparition, semble-t-il programmée à terme, de toute arborescence au sein d’un Pearltrees.

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