Le Web, l’imprimerie et le demi-lettré

Au premiers temps de l’imprimerie, les demi-clercs et les demi-lettrés pensaient « quel abaissement de l’esprit ! Et quel malheur ce serait, si le moindre manant pouvait lire ces livres que seule la longue étude permet de bien connaitre et d’interpréter ».

Un demi-millénaire après, le Web est ce nouveau malheur que les nouveaux demi-clercs et les nouveaux demi-lettrés ne peuvent plus feindre d’ignorer :

« Quel abaissement de l’esprit, et quel malheur ce serait, si le moindre employé pouvait sur tout donner son avis, l’écrire, le faire connaître et  à tous le diffuser »


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6 réponses à to “Le Web, l’imprimerie et le demi-lettré”

  1. maria dit :

    pourquoi le moindre employé? tu penses à qqun en particulier qui serait « moindre »?

  2. Patrice dit :

    un indice – les phrases entre guillemet ne représentent pas totalement mon avis ;-)

  3. Nicolas dit :

    Tiens ! Un billet sans lien…

    « Quel abaissement de l’esprit, et quel malheur ce serait, si le moindre employé pouvait sur tout donner son avis, l’écrire, le faire connaître et à tous le diffuser ». Avec Pearltrees ?

  4. Patrice dit :

    Avec Pearltrees, ce serait totalement insupportable… Souhaitons que jamais cela n’arrive jamais

  5. narvic dit :

    Les demi-lettrés seulement ? Platon, qui n’était pas la moitié d’un, ne s’inquiète-t-il pas déjà de l’effet potentiellement désastreux sur la culture, et même sur notre mémoire, de l’invention… de l’écriture [dans le Phèdre] ? ;-)

  6. Patrice dit :

    Si je me souviens bien, il redoutait surtout que le goût de la citation et l’autorité artificielle des écrits passés ne remplace l’examen véritable des idées.

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