Retour sur le bloguing décentralisé

Une arrivée massive de blogueurs sur Friendfeed et en quelques heures la question s’élargit et renait. Chacun court de sîte en sîte pour discuter de la manière de discuter, se demander si les discussions sont des contenus ou les contenus des discussions, rouler les réponses d’un lieux aux questions d’un autre lieu.

Un débat dont l’intérêt, au delà des outils et tuyauteries, réside dans l’opposition entre bloguing et « life-streaming ». Une opposition qui je suppose… Mais sans anticiper, je vous laisse dérouler la petite perle que je viens de dessiner sur le sujet – il suffit donc de clicker:

Bloguing vs lifestreaming, par Patrice

8 réponses à to “Retour sur le bloguing décentralisé”

  1. Romain dit :

    C’est dingue, faut-il rappeler que FF est…vieux ??!
    Je suis sûr que, toi, tu le sais mais sur twitter on a l’impression que tout le monde découvre…

    Pourquoi les services de lifestreaming sont apparus ?
    Parce qu’on ne se retrouvait plus nous-même dans nos publications.
    Alors on crée un endroit où tout est centralisé, re-centralisé en fait, indexé.
    Le *mal* c’est le jour où la possibilité de participer directement sur cet index est apparue !
    Parce qu’il est finalement plus facile de commenter là où l’on tombe sur l’info au lieu de se forcer à jumper sur la source.

    Il est encore loin le temps où tous les services seront ouverts et intéropérables alors je pense que oui les FF-like vont continuer d’exister.
    FF dans le fond c’est très bien, ça rassemble toutes nos communautés, c’est cool.
    Mais…c’est un peu un leurre car la majeure partie de ces micro-communauté reste sur le site du service.
    En gros, l’adage « le meilleur est l’ennemi du bien » s’applique à FriendFeed je crois…

    Mais tout cela est un débat qui revient de manière cyclique…

    Ce qui est bien plus intéressent, je trouve, c’est ce que font Disqus et Backtype : rapatrier sur la source les commentaires laissées ailleurs.

    Comme ça la communauté a beau être décentralisée, les participations dispersées, tout peut-être retrouvé en bonne place.

    Et ensuite, il existe une foule de plugins pour intégrer un lifestream sur son blog (il existe même un CMS libre spécialisé dans le lifestream: sweetcron) avec possibilité de commentaire etc.
    Comme ça nos lecteurs sont informés de toutes nos activiés.

    Bref, pour moi les services de Lifestreaming c’est un peu comme un index par rapport à une encyclopédie.
    On a une vue globale, un aperçu de l’ID numérique de la personne, mais ce n’est pas là qu’on va trouver les articles…

  2. Nicolas dit :

    Tiens ! Un billet…

  3. Patrice dit :

    Romain – tout à fait d’accord avec toi : la distinction entre la couche de contenu et la couche d’organisation de ce contenue est primordiale. A cet égard, des services comme Facebook ou Friendfeed introduisent une ambiguïté tout à fait nuisible au développement du Web.

    Je crois cependant que cette nuisance trouve très vite sa limité. Pour tout dire, elle m’inquiète assez peu: les tentatives de privatiser le Web en partie ou en totalité se heurteront toujours à son infinie variété.

  4. Patrice dit :

    Nicolas – Tiens ! Un commentateur

  5. Eric dit :

    Blogging décentralisée: oxymore.

    Pendant les quelques jours de buzz Friendfeed, j’ai enregistré beaucoup de visites sur mon blog: preuve que le bloging reste centralisé.

    ;-)

  6. Patrice dit :

    Le bloguing décentralisé ne se traduit pas par un moins grand nombre de visites sur un post donné, au contraire! Dans mon précédent billet, je disais même qu’il renforceait les blogs plutôt qu’il ne les attaquait.

    C’est ce que j’ai expérimenté comme toi avec ledit billet. Je l’ai publié alors que le blog n’avait pas eu d’activité depuis prés d’un mois, sans faire le moindre lien vers un autre blogueur, et il a retrouvé immédiatement un public et des commentateurs pertinents.

    En revanche, l’origine de Ces visites provenait de très nombreuses sources. Twitter y prenait plus d’importance que mon flux RSS. Les discussions n’ont pas eu lieu seulement sur le post, mais dans plusieurs endroits différents.

    L’article est bien le point de cristallisation sur lequel tout le monde se retrouve un temps, et le blog son indispensable support, mais les sources de visites, les débats et les prolongements de la discussion sont répartis sur une multitudes de lieux.

    Il y a bien un point de passage, plus exactement un point de stockage des données, mais je pourrais sans difficulté déménager ce point de passage sur un autre blog (pas sur un réseau social, cependant, car je souhaite en garder la propriété…) car ce n’est pas le blog lui-même qui centralise le lectorat : ma propre activité de bloguing est au fond déjà décentralisée.

  7. [...] réseaux sociaux. Twitter, Facebook, Posterous, Blog It Express, Delicious, Technorati, Friendfeed, Pearltrees, et que sais-je encore, envahissent nos [...]

  8. Eric dit :

    Je crois qu’il faudrait distinguer « présence » et « contenu ». Les outils comme twitter ou FB signalent notre présence (statut) et les blogs ou sites d’information diffusent du contenu. Ceci pour dire qu’il ne suffit pas de dire coucou sur twitter!

Laisser un commentaire