Archive pour mars 2009

Des usages de Pearltrees

Vendredi 27 mars 2009

Avec le développement progressif de la communauté, les premiers usages de Pearltrees sont en train de s’installer.

Je reviendrai régulièrement sur les petites et grandes innovations que les utilisateurs apportent au fil de l’eau : celles que j’attendais, celles qui me surprennent, celles que je n’osais espérer… et certainement un jour celles que j’aurais préféré ne pas voir arriver…

Il y a trois types d’usages aujourd’hui, et qui font la vie quotidienne de pearltrees.

1-     Utiliser pearltrees pour organiser son Web. Collecter des contenus au fil de l’eau pour constituer des cartes, les déplacer, les regrouper, les séparer peu à peu pour pouvoir retrouver facilement les contenus auquel on tient. Du bookmarking ? Probablement beaucoup plus, car la possibilité de créer des cartes et d’emboiter les cartes les unes dans les autres permet d’aller bien au-delà des limitations des dossiers de favoris ou des tags… J’y reviendrai certainement, en attendant voici un ou deux exemples de Webs que j’ai beaucoup aimé.

2-     Utiliser pearltrees pour communiquer. Guider le lecteur en développant un point de vue, un argumentaire, une histoire - en utilisant les ressources d’un nouveau format : la carte de contenus Webs. C’est ce que j’avais tenté de faire à propos d’Hadopi, c’est ce que plusieurs utilisateurs font mainetnant régulièrement : construire un message en s’appuyant sur des travaux déjà existant. Dans le champ politique par exemple, une belle illustration est cette carte du débat sur l’Otan.

3- Utiliser pearltrees pour explorer des pans du Web que l’on ignorait. L’usage le moins évident et peut-être aujourd’hui le moins répandu des trois, mais celui qui, au fil de la croissance des cartes, pourrait prendre une place étonnante: passer d’une carte à une autre, voir ou elle mêne, découvrir en se laissant guider, passer sur un autre carte via un autre croisement… etc. Certaines contrées de pearltrees sont déjà assez denses pour que l’exercice commence à fonctionner: un exemple est la naissante pearltreesphère (hum…) consacrée aux BDs .

D’autres usages?

De cas particulier en cas particulier, beaucoup de nouvelles pistes. De manière plus massive, j’espère voir bientôt des nouveautés.

Pour un réseau social, la plateforme technique n’est qu’une proposition d’usage… C’est la communauté d’utilisateurs qui la fait réalité.

A propos de Pearltrees, par pearltrees

Vers la discussion généralisée

Lundi 23 mars 2009

La discussion sur le Web s’est longtemps organisée autour des contenus qui la provoquaient : un post de blog, une vidéo, un article de journal on-line étaient invariablement suivi de leur fil de commentaire.

On se répondait certes de vidéo à vidéo ou de blog à blog, mais il était bien entendu que cette discussion longue n’était qu’un support de l’essentiel : les commentaires que chaque nouveau contenu générait sur la plateforme même où il était créé.

La démocratisation des outils de créations de contenu est en train de changer radicalement la donne. Chacun répond avec ses outils, chez les autres, chez lui, dans ces lieux neutres que sont les médias sociaux : les Twitter, Facebook, Discus, les mash-ups que l’on peut en faire sur son sîte ou ailleurs.

Chacun discute avec tous, partout, avec des moyens sans cesse différents et sans cesse renouvelés.

Chacun discute avec les outils jadis considérés comme destinés à créer du contenu, les transforme, les réinvente, les utilise pour intervenir toujours différemment dans la discussion.

Chacun discute, disons- nous, au point que l’une des barrières du Web 2.0 est en train de s’effondrer, qu’une vieille évidence est en train de se reformuler. Il n’y a plus aujourd’hui de distinction entre le contenu et sa discussion. Les contenus ne sont plus des éléments déclencheurs de débats dont ils abriteraient les développements. Les contenus sont à la fois les moteurs et les éléments de la discussion.

Déjà, les outils sont en train de se créer pour permettre à chacun de cristalliser sa vision de la discussion et l’amener au delà de l’instantanéité.

Bientôt, ce vaste mouvement de création de contenus que connait le Web depuis quelques années apparaitra clairement pour ce qu’il a toujours été…

… une discussion généralisée.

La discussion sur Hadopi ne fait que commencer

Vendredi 13 mars 2009

La discussion sur Hadopi a mis longtemps à se construire, à quitter les voies trop techniques ou trop spécialisées.

Elle est maintenant en place.

Elle ne cesse de s’étendre, de s’enrichir, de se préciser. Elle couvre de plus en plus précisément les terrains techniques, juridiques, économiques,… Elle rassemble la quasi-totalité des points de vue au travers desquels le projet de loi peut s’appréhender.

Cette mobilisation doit s’étendre.  Il faudra que la discussion surmonte le barrage naturel des anciens médias pour toucher en profondeur les citoyens et avoir de véritables effets politiques.

Certains pourront croire que le calendrier du vote emportera la décision, que d’ici au 31 mars, la majorité législative aura tranché : ce serait une erreur.

En dépit des apparences, le vote formel d’une loi ne tranche jamais de lui-même le sort d’une collectivité. Après les votes viennent les décrets d’application, après les décrets viennent les jugements sur des cas concrets, après ces jugements peuvent venir de nouvelles lois, de nouveaux gouvernements, de nouvelles majorités. A chacune de ces étapes, les forces en présence gagnent ou perdent du terrain.

A moyen terme, ce sont les arguments les plus puissants et les mieux diffusés, ceux qui sont capables de cristalliser l’opinion, qui finissent par l’emporter.

A condition de faire ce qu’ils savent le mieux faire, à condition d’étendre, d’expliquer, de débattre, de préciser, à condition donc de mener la discussion, les internautes ont aujourd’hui le temps et les moyens de transformer l’équilibre politique actuel et d’arrêter Hadopi. Qui sait ? Ils ont peut-être même les moyens de faire évoluer la législation dans la direction que le bon sens et les soucis de l’avenir devraient naturellement imposer?

La discussion sur Hadopi ne fait que commencer.

Équipe Hadopi

Edit juin 2009 : quelques mois après, force est de constater que la discussion est allée bien au delà de ce que ce papier anticipait… Pour en revivre les grandes étapes, on peut suivre la carte que j’ai construite au fil de l’eau sur le sujet.

Pearltrees est ouvert!

Vendredi 6 mars 2009

L’alpha publique de pearltrees est en ligne, stabilisée, ouverte.

Ce n’est bien sur qu’un premier pas vers la vaste communauté d’éditeurs du Web que j’appelais de mes vœux dans le précédent billet. Mais c’est un pas véritable, je crois.

Plusieurs centaines d’éditeurs bâtissent en ce moment leur propre Web. Ce Web peut-être drôle ou sérieux, profond ou léger, il peut-être roboratif, contemplatif ou d’actualité. Il ressemble à ceux qui le construisent, à leurs goûts, à leurs richesses, surtout à leur étonnante variété.

Je reviendrai souvent sur cette carte humaine en train de se construire, sur son sens et peut-être sur son rôle dans le développement du Web. Mais puisque pearltrees est ouvert, qu’il est là, maintenant, tout prêt à être utilisé, c’est de son utilisation dont je voudrais d’abord parler.

A quoi pearltrees sert-il en général?

La question se discute en ce moment dans de forts bons billets et continuera je l’espère très longtemps à se discuter. Pearltrees est un projet collectif et un média social : ce sont ses utilisateurs, les premiers, qui en inventeront les usages les plus intéressants.

A quoi pearltrees pourrait-il vous servir, à vous, aujourd’hui, en particulier?

1-     A organiser la carte de votre Web. Enregistrez, déplacez, éditez, retrouvez les contenus intéressants que vous croisez lors de vos navigations quotidiennes. A conditions que vous vous en occupiez, c’est-à-dire que vous les éditiez vous-même, les cartes permettent de disposer de bien plus de contenus, de manière bien plus puissante et naturelle que les favoris. C’est que le format cartographique est plus adaptée à l’organisation de donnée que la liste, même taggée. Dans une ville, on se repère à l’aide d’un plan, non d’un annuaire, fut-il très bien fait !

2-     A guider vos amis ou vos lecteurs. Faire découvrir des parties du Web que vous seul connaissez ? Préparer un voyage en Italie ? Relater un débat de blog à blog ? Relater l’évolution d’une loi et des mouvements qu’elle suscite sur le Web (qui a dit Hadopi ?) ? Donner un nouvel ordre de lecture et donc construire un nouveau sens au contenu que vous-même ou d’autres ont déjà créé. Voila précisément ce que signifie éditer !

3-     A vous laisser guider. En lisant les cartes que d’autres ont créé pour vous, en suivant les intersections entre vos cartes et d’autres cartes, en vous laissant entrainer de centres d’intérêts en centres d’intérêts par ce que certains appellent joliment la sérendipité, vous découvrirez peut être un autre Web: un Web édité, organisé par des humains pour des humains…

… un Web auquel je ne peux que vous inviter à contribuer!

First steps, par l’équipe Pearltrees