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	<title>Commentaires sur : Vers la fin de l&#8217;actualité</title>
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	<description>Le carnet de Patrice Lamothe sur le nouvel âge médiatique</description>
	<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 02:22:04 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Tonton</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-470</link>
		<dc:creator>Tonton</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2008 10:38:02 +0000</pubDate>
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		<description>juste pour le plaisir de la discussion ;-)

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/09/10/bientot-six-milliards-de-tintin-reporters-par-aurelien-viers_1093651_3232.html?xtor=RSS-3232</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>juste pour le plaisir de la discussion <img src='http://www.cratyle.net/fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/09/10/bientot-six-milliards-de-tintin-reporters-par-aurelien-viers_1093651_3232.html?xtor=RSS-3232" rel="nofollow">http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/09/10/bientot-six-milliards-de-tintin-reporters-par-aurelien-viers_1093651_3232.html?xtor=RSS-3232</a></p>
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		<title>Par : Tonton</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-469</link>
		<dc:creator>Tonton</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 09:21:15 +0000</pubDate>
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		<description>@ narvic &amp; Cratyle:
je ne baigne sans doute pas assez dans le monde merveilleux des communautés pour percevoir à quel point le buzz remplace l'actualité; j'ai le sentiment qu'il y a deux choses différentes, à savoir le traitement de l'information et du flux d'événement d'une part et d'autre part le 'sujet du moment'.
La question est éminement sociale : de quoi j'ai besoin pour avoir des trucs à dire au café et de quoi j'ai besoin pour pas perdre le fil avec mes contemporains.

Pour moi, le buzz n'est pas autre chose que le truc dont tout le monde parle, de la machine à café au petit zinc en passant par la salle de rédaction. Sauf que là c'est écrit donc ça laisse des traces visibles et matérielles.
Concernant l'actualité, à savoir qui et comment on parle de la guerre en géorgie, des Crocs de Bachelot ou de sa mise à sac de la Sécu, des derniers netbooks ou de l'envie que Manaudou a de faire du (vrai) cinéma, on cherche sans doute une nouvelle façon d'intégrer et hiérarchiser ces événements. Quittons les sites de journaux pour aller sur Yahoo ou Googlenews . Les avantages mais aussi les grands inconvénients de laisser un agrégateur traiter le flux d'informations sont évidents: il n'y a aucune mise en perspective, aucune 'ligne éditoriale'... Si je ne fais pas profession de lire l'actualité, je ne peux pas vraiment avoir fait un tour approfondi de ce qui m'intéresse potentiellement en 20mn, je dois moi-même effectuer un tri. Ce tri, les rédactions le faisaient, éditant par la même une lecture des actualités [intéressant au passage que nous disions L'Actualité quand l'ORTF parlait "Des actualités", comme si nous étions passé au concept quand nous avons abandonné l'idée d'une information pleine, entière et totale]. Pour le moment, le web ne s'est pas organisé pour le faire, mais ça va venir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ narvic &amp; Cratyle:<br />
je ne baigne sans doute pas assez dans le monde merveilleux des communautés pour percevoir à quel point le buzz remplace l&#8217;actualité; j&#8217;ai le sentiment qu&#8217;il y a deux choses différentes, à savoir le traitement de l&#8217;information et du flux d&#8217;événement d&#8217;une part et d&#8217;autre part le &#8217;sujet du moment&#8217;.<br />
La question est éminement sociale : de quoi j&#8217;ai besoin pour avoir des trucs à dire au café et de quoi j&#8217;ai besoin pour pas perdre le fil avec mes contemporains.</p>
<p>Pour moi, le buzz n&#8217;est pas autre chose que le truc dont tout le monde parle, de la machine à café au petit zinc en passant par la salle de rédaction. Sauf que là c&#8217;est écrit donc ça laisse des traces visibles et matérielles.<br />
Concernant l&#8217;actualité, à savoir qui et comment on parle de la guerre en géorgie, des Crocs de Bachelot ou de sa mise à sac de la Sécu, des derniers netbooks ou de l&#8217;envie que Manaudou a de faire du (vrai) cinéma, on cherche sans doute une nouvelle façon d&#8217;intégrer et hiérarchiser ces événements. Quittons les sites de journaux pour aller sur Yahoo ou Googlenews . Les avantages mais aussi les grands inconvénients de laisser un agrégateur traiter le flux d&#8217;informations sont évidents: il n&#8217;y a aucune mise en perspective, aucune &#8216;ligne éditoriale&#8217;&#8230; Si je ne fais pas profession de lire l&#8217;actualité, je ne peux pas vraiment avoir fait un tour approfondi de ce qui m&#8217;intéresse potentiellement en 20mn, je dois moi-même effectuer un tri. Ce tri, les rédactions le faisaient, éditant par la même une lecture des actualités [intéressant au passage que nous disions L'Actualité quand l'ORTF parlait "Des actualités", comme si nous étions passé au concept quand nous avons abandonné l'idée d'une information pleine, entière et totale]. Pour le moment, le web ne s&#8217;est pas organisé pour le faire, mais ça va venir.</p>
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		<title>Par : Tonton</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-468</link>
		<dc:creator>Tonton</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 08:58:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://cratyle.wordpress.com/?p=77#comment-468</guid>
		<description>Ton obsession pour Laurence Ferrari te perdra. Je sais bien que tu es accro au 20h de TF1, mais tu mythifie un peu l'unité de "L'" actualité aujourd'hui.
Si tu compares TF1, Arte, Europe 1, BFM, RFI, Les Echos, Libé, Le Figaro, Le Canard, Auto Plus et Voici, "L'" actualité est déjà très éclatée et tu peux zapper et te faire ta propre actualité en ne lisant même que telle ou telle rubrique dans chacun des média.
Netvibes n'a rien de révolutionnaire de ce point de vue sauf qu'il facilite grandement l'opération et qu'il est gratuit (en soi, c'est important, mais ça ne bouleverse pas la structure du champ)
Avec l'édition et la production décentralisée, j'ai le sentiment que sauf à imaginer un repli communautaire fort (il faudrait inviter Finkielkraut à donner son avis là-dessus, il pourrait aussi faire un post invité, non... lol) chacun sera moins au centre de son actualité qu'il ne disposera des moyens de proposer au monde sa lecture de l'actualité : chacun rédacteur en chef, voire (et je pense que c'est plus cela qui se passera) chacun membre d'un comité de rédaction perpétuel et en temps réel, sans autre rédacteur en chef que la régulation par la communauté des éditeurs. Mais là encore et toujours, il y aura un produit consultable avec un traitement des événements les transformant en actualité.

Ni l'extension de la communauté des éditeurs à l'infini, ni la dilution du flux événementiel via le traitement en continu et le retraitement de données stockées (cf. des posts oubliés qui ressurgissent etc.) ne modifient l'idée de l'actualité.

L'extension à l'infini des éditeurs va profondément modifier le point de vue 'pensée unique', mais ne transforme ni la structure, ni même le rapport à l'objet (je ne développe pas mais je t'attends sur ce dernier point).
La dilution du flux événementiel est déjà largement entamée : les journaux classiques pratiquent déjà l'édition en continu et en temps réel sur leurs sites internet et le retraitement de données passées le chamboulemen permanent du flux des événements est aussi un classique du journalisme qui se respecte (et qui fait un peu de retour sur les faits avant de simplement commenter la dernière déclaration présidentielle).

PS: merci pour l'invitation. Je finis mon bouquin et j'y réfléchis.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ton obsession pour Laurence Ferrari te perdra. Je sais bien que tu es accro au 20h de TF1, mais tu mythifie un peu l&#8217;unité de &#8220;L&#8217;&#8221; actualité aujourd&#8217;hui.<br />
Si tu compares TF1, Arte, Europe 1, BFM, RFI, Les Echos, Libé, Le Figaro, Le Canard, Auto Plus et Voici, &#8220;L&#8217;&#8221; actualité est déjà très éclatée et tu peux zapper et te faire ta propre actualité en ne lisant même que telle ou telle rubrique dans chacun des média.<br />
Netvibes n&#8217;a rien de révolutionnaire de ce point de vue sauf qu&#8217;il facilite grandement l&#8217;opération et qu&#8217;il est gratuit (en soi, c&#8217;est important, mais ça ne bouleverse pas la structure du champ)<br />
Avec l&#8217;édition et la production décentralisée, j&#8217;ai le sentiment que sauf à imaginer un repli communautaire fort (il faudrait inviter Finkielkraut à donner son avis là-dessus, il pourrait aussi faire un post invité, non&#8230; lol) chacun sera moins au centre de son actualité qu&#8217;il ne disposera des moyens de proposer au monde sa lecture de l&#8217;actualité : chacun rédacteur en chef, voire (et je pense que c&#8217;est plus cela qui se passera) chacun membre d&#8217;un comité de rédaction perpétuel et en temps réel, sans autre rédacteur en chef que la régulation par la communauté des éditeurs. Mais là encore et toujours, il y aura un produit consultable avec un traitement des événements les transformant en actualité.</p>
<p>Ni l&#8217;extension de la communauté des éditeurs à l&#8217;infini, ni la dilution du flux événementiel via le traitement en continu et le retraitement de données stockées (cf. des posts oubliés qui ressurgissent etc.) ne modifient l&#8217;idée de l&#8217;actualité.</p>
<p>L&#8217;extension à l&#8217;infini des éditeurs va profondément modifier le point de vue &#8216;pensée unique&#8217;, mais ne transforme ni la structure, ni même le rapport à l&#8217;objet (je ne développe pas mais je t&#8217;attends sur ce dernier point).<br />
La dilution du flux événementiel est déjà largement entamée : les journaux classiques pratiquent déjà l&#8217;édition en continu et en temps réel sur leurs sites internet et le retraitement de données passées le chamboulemen permanent du flux des événements est aussi un classique du journalisme qui se respecte (et qui fait un peu de retour sur les faits avant de simplement commenter la dernière déclaration présidentielle).</p>
<p>PS: merci pour l&#8217;invitation. Je finis mon bouquin et j&#8217;y réfléchis.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : cratyle</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-467</link>
		<dc:creator>cratyle</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 08:15:00 +0000</pubDate>
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		<description>Tonton - merci pour cette très belle analyse du mouvement en cours : à quand un post en invité sur Cratyle?

Sur ton "What's next", je crois qu'il suffit de poursuivre le mouvement que tu décris d'une pichenette pour rejoindre ma thèse

 - Sur le format Netvibes (c'est déjà presque le passé...) la revue de presse diffère de celle de gran-père en ce que personne ne lit plus la même, et que dans le caléidoscope infini "des" actualité (et là, à l'échelle de la planète on parle de millions d'actualité) le référentiel commun, ce que nous appelons "L'" actualité disparait

 - Sur les formats à venir (on y travaille, on y travaille jour et nuit...) je crois qu'ils permettront une décentralisation radicale de l'édition et de la production et permettront à chacun d'être le centre de son actualité... Avec eux, notre actualité d'aujourd'hui pourrait vite avoir l'air de ces chroniques de cour des temps passées: le soucis d'un petit groupe social, à un petit groupe social surtout destiné</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tonton - merci pour cette très belle analyse du mouvement en cours : à quand un post en invité sur Cratyle?</p>
<p>Sur ton &#8220;What&#8217;s next&#8221;, je crois qu&#8217;il suffit de poursuivre le mouvement que tu décris d&#8217;une pichenette pour rejoindre ma thèse</p>
<p> - Sur le format Netvibes (c&#8217;est déjà presque le passé&#8230;) la revue de presse diffère de celle de gran-père en ce que personne ne lit plus la même, et que dans le caléidoscope infini &#8220;des&#8221; actualité (et là, à l&#8217;échelle de la planète on parle de millions d&#8217;actualité) le référentiel commun, ce que nous appelons &#8220;L&#8217;&#8221; actualité disparait</p>
<p> - Sur les formats à venir (on y travaille, on y travaille jour et nuit&#8230;) je crois qu&#8217;ils permettront une décentralisation radicale de l&#8217;édition et de la production et permettront à chacun d&#8217;être le centre de son actualité&#8230; Avec eux, notre actualité d&#8217;aujourd&#8217;hui pourrait vite avoir l&#8217;air de ces chroniques de cour des temps passées: le soucis d&#8217;un petit groupe social, à un petit groupe social surtout destiné</p>
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	<item>
		<title>Par : Tonton</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-466</link>
		<dc:creator>Tonton</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 16:17:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://cratyle.wordpress.com/?p=77#comment-466</guid>
		<description>Discussion abondante et intéressante! Je jette en pâture quelques idées que tout cela m'évoque :

N'aurions nous pas en fait deux formats d'actualité et de journalisme?
- le journalisme 'production de contenu' qui, comme le chercheur va produire des faits en les faisant exister, les révélant (qu'il sagisse de scoops ou d'analyses)
- et le journalisme 'édition de faits' auquel correspondrait la production de l'actualité en tant que mise en forme et hiérarchisation des événements;

ça c'est pour les media traditionnels. Quid de l'effet web?
- sur le premier, il s'agit plus d'une explosion que d'une révolution: la multiplication des blogs, la multiplication des sources audio ou vidéo, etc. alimente un contenu toujours plus grand. Pas forcément toujours digne du prix Albert Londres, mais des faits, des analyses, du contenu, bref de l'événement.
-  sur le second, la révolution est déjà en marche, elle ne signe pour autant pas du tout la fin de l'actualité. ce que le web 1.0 a changé, c'est qu'il a fourni à tous la matière première des journalistes-éditeurs. Démythification immédiate garantie : "Quoi!!!!! je paie pour avoir accès à des dépèches AFP à peine retravaillées??? C'est sûr, je ne m'achèterai plus un journal et me ferai moi-même ma propre revue de presse". De ce point de vue, Metro, 20mn ou Direct sont des cas extrêmes mais terriblement révélateurs.
Réaction immédiate des journaux historiques : vous allez pouvoir vous-même personaliser votre actualité en faisant votre sélection et définissant votre ligne éditoriale parmi nos contenus. Ils viennent sur le terrain du web mais l'actualité ne disparaît pas pour autant. Elle est personalisée mais il y a toujours des structurateurs et des intégrateurs. La multiplication des ressources web (blogs, etc.) ne fait donc pas disparaître l'actualité, elle diversifie seulement les sources. Le portail libe.fr est intéressant de ce point de vue puisque les blogs ne sont pas forcément cantonnés dans une colonne à part mais nourrissent parfois la ligne éditoriale. On y vient doucement mais on y vient: la multiplicité des sources et les très bons posts comme les buzz sur internet sont peu à peu intégrée dans le flux d'événements qui font l'actualité (ou plutôt les actualités si l'on considère que la rédaction du 20h de TF1 et celle du 19-20 proposaient déjà deux traitements différenciés des événements et donc deux actualités différentes)

What's next? Que pourrait alors changer internet dans cette gestion de l'actualité: je vois deux pistes:
. un format 'netvibes', où chacun intègre sa propre actualité à partir de flux déjà digérés et compilés par d'autres. Cela ajoute du confort, mais ce n'est qu'une version internet de la revue de presse que faisait grand-père lorsqu'il achetait tous les canards du kiosque pour savoir en détail tout ce qui s'écrivait. Rien de révolutionnaire pour le sujet qui nous concerne, donc
. l'émergence de nouveaux formats d'intégration pourraient eux transformer plus profondément la structuration de ce flux d'événements : soit des nouveaux éditeurs, autorisés par la facilité d'accès et de diffusion de l'info (style: demain, je lance mon site et j'y édite tous les jours ma compilation d'événements... si ça marche, je deviens un éditeur reconnu) mais on est encore dans l'ancien modèle. Soit des communautés qui se constituerauent et hiérarchiseraient de manière collaborative ce qui attire leur attention dans les évènements récents. Mais là encore, on aurait une édition partagée de l'actualité, mais on aurait toujours de l'actualité.

Donc à mon avis,
(pas d'accord avec toi): l'actualité n'a pas fini d'exister
(d'accord avec toi): la production de cette actualité par le 20h de TF1 et les matinales de RTL seront (très) bientôt des reliques de l'histoire et l'on va vers des formes tout à fait innovantes de sélection-hiérarchisation des flux d'événements.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Discussion abondante et intéressante! Je jette en pâture quelques idées que tout cela m&#8217;évoque :</p>
<p>N&#8217;aurions nous pas en fait deux formats d&#8217;actualité et de journalisme?<br />
- le journalisme &#8216;production de contenu&#8217; qui, comme le chercheur va produire des faits en les faisant exister, les révélant (qu&#8217;il sagisse de scoops ou d&#8217;analyses)<br />
- et le journalisme &#8216;édition de faits&#8217; auquel correspondrait la production de l&#8217;actualité en tant que mise en forme et hiérarchisation des événements;</p>
<p>ça c&#8217;est pour les media traditionnels. Quid de l&#8217;effet web?<br />
- sur le premier, il s&#8217;agit plus d&#8217;une explosion que d&#8217;une révolution: la multiplication des blogs, la multiplication des sources audio ou vidéo, etc. alimente un contenu toujours plus grand. Pas forcément toujours digne du prix Albert Londres, mais des faits, des analyses, du contenu, bref de l&#8217;événement.<br />
-  sur le second, la révolution est déjà en marche, elle ne signe pour autant pas du tout la fin de l&#8217;actualité. ce que le web 1.0 a changé, c&#8217;est qu&#8217;il a fourni à tous la matière première des journalistes-éditeurs. Démythification immédiate garantie : &#8220;Quoi!!!!! je paie pour avoir accès à des dépèches AFP à peine retravaillées??? C&#8217;est sûr, je ne m&#8217;achèterai plus un journal et me ferai moi-même ma propre revue de presse&#8221;. De ce point de vue, Metro, 20mn ou Direct sont des cas extrêmes mais terriblement révélateurs.<br />
Réaction immédiate des journaux historiques : vous allez pouvoir vous-même personaliser votre actualité en faisant votre sélection et définissant votre ligne éditoriale parmi nos contenus. Ils viennent sur le terrain du web mais l&#8217;actualité ne disparaît pas pour autant. Elle est personalisée mais il y a toujours des structurateurs et des intégrateurs. La multiplication des ressources web (blogs, etc.) ne fait donc pas disparaître l&#8217;actualité, elle diversifie seulement les sources. Le portail libe.fr est intéressant de ce point de vue puisque les blogs ne sont pas forcément cantonnés dans une colonne à part mais nourrissent parfois la ligne éditoriale. On y vient doucement mais on y vient: la multiplicité des sources et les très bons posts comme les buzz sur internet sont peu à peu intégrée dans le flux d&#8217;événements qui font l&#8217;actualité (ou plutôt les actualités si l&#8217;on considère que la rédaction du 20h de TF1 et celle du 19-20 proposaient déjà deux traitements différenciés des événements et donc deux actualités différentes)</p>
<p>What&#8217;s next? Que pourrait alors changer internet dans cette gestion de l&#8217;actualité: je vois deux pistes:<br />
. un format &#8216;netvibes&#8217;, où chacun intègre sa propre actualité à partir de flux déjà digérés et compilés par d&#8217;autres. Cela ajoute du confort, mais ce n&#8217;est qu&#8217;une version internet de la revue de presse que faisait grand-père lorsqu&#8217;il achetait tous les canards du kiosque pour savoir en détail tout ce qui s&#8217;écrivait. Rien de révolutionnaire pour le sujet qui nous concerne, donc<br />
. l&#8217;émergence de nouveaux formats d&#8217;intégration pourraient eux transformer plus profondément la structuration de ce flux d&#8217;événements : soit des nouveaux éditeurs, autorisés par la facilité d&#8217;accès et de diffusion de l&#8217;info (style: demain, je lance mon site et j&#8217;y édite tous les jours ma compilation d&#8217;événements&#8230; si ça marche, je deviens un éditeur reconnu) mais on est encore dans l&#8217;ancien modèle. Soit des communautés qui se constituerauent et hiérarchiseraient de manière collaborative ce qui attire leur attention dans les évènements récents. Mais là encore, on aurait une édition partagée de l&#8217;actualité, mais on aurait toujours de l&#8217;actualité.</p>
<p>Donc à mon avis,<br />
(pas d&#8217;accord avec toi): l&#8217;actualité n&#8217;a pas fini d&#8217;exister<br />
(d&#8217;accord avec toi): la production de cette actualité par le 20h de TF1 et les matinales de RTL seront (très) bientôt des reliques de l&#8217;histoire et l&#8217;on va vers des formes tout à fait innovantes de sélection-hiérarchisation des flux d&#8217;événements.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : cratyle</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-465</link>
		<dc:creator>cratyle</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 09:11:25 +0000</pubDate>
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		<description>Maud - Le Web entier tend à abolir la frontière entre professionnels et amateurs... Pourquoi l'information échapperait-elle au mouvement universel?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Maud - Le Web entier tend à abolir la frontière entre professionnels et amateurs&#8230; Pourquoi l&#8217;information échapperait-elle au mouvement universel?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Maud</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-464</link>
		<dc:creator>Maud</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 16:19:42 +0000</pubDate>
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		<description>@ cratyle:

Ce qui est également dit dans NoOvision est qu’il faut différentier actualité et information.

Entre l’actualité et l’information il s’est opéré une décantation, un processus long qui malmène l’actualité en lui imposant de multiples manipulations: verification de la source, approfondissement du sujet, mise en perspective, investigations parallèles.

Ces manipulations sont complexes, relevent de la technique et de l’analyse: elles ne peuvent  donc être opérées que par des professionnels, journalistes ou bloggers éditorialistes.

L’actualité s’est certes ouverte à tous, offrant des combinaisons infinies; mais l’information, elle, restera aux mains des professionnels! Bref, l’éternel débat qui revient!

Signé une aoutienne…au travail et qui traque désespérement l’Information dans ce desert journalistique parisien!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ cratyle:</p>
<p>Ce qui est également dit dans NoOvision est qu’il faut différentier actualité et information.</p>
<p>Entre l’actualité et l’information il s’est opéré une décantation, un processus long qui malmène l’actualité en lui imposant de multiples manipulations: verification de la source, approfondissement du sujet, mise en perspective, investigations parallèles.</p>
<p>Ces manipulations sont complexes, relevent de la technique et de l’analyse: elles ne peuvent  donc être opérées que par des professionnels, journalistes ou bloggers éditorialistes.</p>
<p>L’actualité s’est certes ouverte à tous, offrant des combinaisons infinies; mais l’information, elle, restera aux mains des professionnels! Bref, l’éternel débat qui revient!</p>
<p>Signé une aoutienne…au travail et qui traque désespérement l’Information dans ce desert journalistique parisien!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : La barbe &#187; Blog Archive &#187; Leloup, les piétons et l&#8217;imbécilité</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-463</link>
		<dc:creator>La barbe &#187; Blog Archive &#187; Leloup, les piétons et l&#8217;imbécilité</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2008 19:37:54 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Y&#8217;a si peu tant de chose à parler que ça? Voilà l&#8217;avènement du 2.0? Effectivement, l&#8217;Actualité est peut-être bel et bien morte. Tags: Jean Leloup, journalisme, Michaëlle Jean, Piéton, Steve Hill Classé dans : Choses et [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Y&#8217;a si peu tant de chose à parler que ça? Voilà l&#8217;avènement du 2.0? Effectivement, l&#8217;Actualité est peut-être bel et bien morte. Tags: Jean Leloup, journalisme, Michaëlle Jean, Piéton, Steve Hill Classé dans : Choses et [...]</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Hilarité</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-462</link>
		<dc:creator>Hilarité</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 07:02:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://cratyle.wordpress.com/?p=77#comment-462</guid>
		<description>D'accord avec vous Criticus.

La question est justement là ; la presse a-t-elle la liberté de questionner les événements présentement ? Leur attention est-elle au bon endroit ? S'occupe-t-elle des vraies questions ? Nous informe-t-elle des vraies choses ? Comment pourraient-ils ne pas agir en otage de la compétition et de la commandite?

Qui veut  investir dans de vraies enquêtes quand elles pourraient menacer la réputation d’une industrie complète ? Car constatons-le, les «scandales» mis à jour en politique le sont rarement par les médias officiels; devenus arme par excellence de propagande. Et voilà Stéphane Dion avec sa taxe verte…  Je sens qu’on va en entendre longtemps parler de celui-là…

Heureusement qu’il y a encore Internet avec quelques contenus « libres » qui sillonnent la société mais de façon tellement marginale... outil d’évolution sans doute et peut-être de dissidence si on ne s’en tient pas qu’aux sites officiels des corporations évidemment. Bien sûr il y a les contenus très personnels. Mais aussi circulation d’information «non officielle», perçu trop marginale pour être crédible. Entre autres les vidéo tous plus convainquant les uns que les autres, citations d’ingénieurs et scientifiques à l’appui, qui présentent le Word Trade Center comme un coup monté de toute pièce. Le WT, l’une des plus grandes «arnaques américaines» de tous les temps ?  Un prétexte solide pour lancer cette guerre du pétrole qui n’en finit plus.

Et qui parle de ce point de vue dans nos si matures outils d’information ? Qui donne la parole aux manifestants et dénonciateurs. On préfère Stéphane Dion ? Vraiment ? On s’informer pour se faire manipuler ou pour comprendre ce qui se passe vraiment dans le monde et chez-nous ?

La presse prend le rôle qu’on veut bien lui donner : informer sur ce qui est à l’affiche et dans les communiqués ou favoriser la circulation des idées ?

L'important est d'être au moins conscient que la liberté de presse et donc la liberté d'opinion demeurent des utopies !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;accord avec vous Criticus.</p>
<p>La question est justement là ; la presse a-t-elle la liberté de questionner les événements présentement ? Leur attention est-elle au bon endroit ? S&#8217;occupe-t-elle des vraies questions ? Nous informe-t-elle des vraies choses ? Comment pourraient-ils ne pas agir en otage de la compétition et de la commandite?</p>
<p>Qui veut  investir dans de vraies enquêtes quand elles pourraient menacer la réputation d’une industrie complète ? Car constatons-le, les «scandales» mis à jour en politique le sont rarement par les médias officiels; devenus arme par excellence de propagande. Et voilà Stéphane Dion avec sa taxe verte…  Je sens qu’on va en entendre longtemps parler de celui-là…</p>
<p>Heureusement qu’il y a encore Internet avec quelques contenus « libres » qui sillonnent la société mais de façon tellement marginale&#8230; outil d’évolution sans doute et peut-être de dissidence si on ne s’en tient pas qu’aux sites officiels des corporations évidemment. Bien sûr il y a les contenus très personnels. Mais aussi circulation d’information «non officielle», perçu trop marginale pour être crédible. Entre autres les vidéo tous plus convainquant les uns que les autres, citations d’ingénieurs et scientifiques à l’appui, qui présentent le Word Trade Center comme un coup monté de toute pièce. Le WT, l’une des plus grandes «arnaques américaines» de tous les temps ?  Un prétexte solide pour lancer cette guerre du pétrole qui n’en finit plus.</p>
<p>Et qui parle de ce point de vue dans nos si matures outils d’information ? Qui donne la parole aux manifestants et dénonciateurs. On préfère Stéphane Dion ? Vraiment ? On s’informer pour se faire manipuler ou pour comprendre ce qui se passe vraiment dans le monde et chez-nous ?</p>
<p>La presse prend le rôle qu’on veut bien lui donner : informer sur ce qui est à l’affiche et dans les communiqués ou favoriser la circulation des idées ?</p>
<p>L&#8217;important est d&#8217;être au moins conscient que la liberté de presse et donc la liberté d&#8217;opinion demeurent des utopies !</p>
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		<title>Par : Criticus</title>
		<link>http://www.cratyle.net/fr/2008/07/22/vers-la-fin-de-lactualite/comment-page-1/#comment-461</link>
		<dc:creator>Criticus</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 12:03:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://cratyle.wordpress.com/?p=77#comment-461</guid>
		<description>L'idée selon laquelle, comme tu le dis bien, « [l]a démocratisation n’homogénéise pas le monde: elle le colore et l’enrichit. Elle l’énergise », et à laquelle je souscris, n'empêche pas qu'il y ait une instance - la presse - qui donne un sens à la multiplication - plutôt que la fragmentation - « des points de vues, des opinions, des intentions, des idées ». La preuve en est que lorsqu'un internaute veut s'enquérir de l'actualité - c'est-à-dire, ni plus ni moins, le flux synthétisant toutes les nouvelles informations recueillies par des experts de l'information -, il se rend sur les sites des grands médias - et, fait intéressant, des grands journaux. Il est beaucoup plus facile de faire confiance à un acteur indépendant de la transmission d'informations plutôt qu'à des acteurs isolés qui communiquent sur leur domaine de compétence. D'autant que, je le répète, ces acteurs isolés sont également consommateurs des informations produites par les autres. Quelle autre instance qu'un grand média généraliste peut fournir à tous une synthèse des diverses informations produites par ces acteurs ?

Le souci réside plus, à mon sens, dans l'indépendance des médias à l'égard des grands groupes industriels et financiers pour les patrons de presse, et de la gauche institutionnelle pour les journalistes de base. Le légitime discrédit qui frappe la presse n'enlève rien - au contraire - à son rôle.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;idée selon laquelle, comme tu le dis bien, « [l]a démocratisation n’homogénéise pas le monde: elle le colore et l’enrichit. Elle l’énergise », et à laquelle je souscris, n&#8217;empêche pas qu&#8217;il y ait une instance - la presse - qui donne un sens à la multiplication - plutôt que la fragmentation - « des points de vues, des opinions, des intentions, des idées ». La preuve en est que lorsqu&#8217;un internaute veut s&#8217;enquérir de l&#8217;actualité - c&#8217;est-à-dire, ni plus ni moins, le flux synthétisant toutes les nouvelles informations recueillies par des experts de l&#8217;information -, il se rend sur les sites des grands médias - et, fait intéressant, des grands journaux. Il est beaucoup plus facile de faire confiance à un acteur indépendant de la transmission d&#8217;informations plutôt qu&#8217;à des acteurs isolés qui communiquent sur leur domaine de compétence. D&#8217;autant que, je le répète, ces acteurs isolés sont également consommateurs des informations produites par les autres. Quelle autre instance qu&#8217;un grand média généraliste peut fournir à tous une synthèse des diverses informations produites par ces acteurs ?</p>
<p>Le souci réside plus, à mon sens, dans l&#8217;indépendance des médias à l&#8217;égard des grands groupes industriels et financiers pour les patrons de presse, et de la gauche institutionnelle pour les journalistes de base. Le légitime discrédit qui frappe la presse n&#8217;enlève rien - au contraire - à son rôle.</p>
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