Du pouvoir sur internet

Puisque toute nouvelle forme d’organisation est une nouvelle manière de distribuer et d’exercer le pouvoir, il faudrait se demander comment le pouvoir de l’internet est distribué, qui l’exerce, quelles en sont les modalités. Il étonnant de voir combien peu la question des pouvoirs sur internet est abordée.

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5 réponses à to “Du pouvoir sur internet”

  1. Toreador dit :

    Et le peuple des connecteurs ?
    C’est un peu court ton billet : quelle est ta réflexion ?

  2. Criticus dit :

    Cratyle, le roi des aphorismes… qui font sens ! Oui, tu as raison, cette question n’est jamais abordée dans les pages des journaux consacrées aux médias, ou plutôt elles ne le sont que d’un point de vue économique, pas « institutionnel », si je peux me permettre ce concept plutôt inapproprié.

    J’attends à présent que tu apportes un début de réponse à la question éminemment intéressante que tu poses, non pas que je t’en croie incapable, mais je ne voudrais pas rester sur ma faim… car c’est un débat passionant.

  3. cratyle dit :

    @Toreador: L’exemple est intéressant car il me semble que « le peuple des connecteurs » plaide précisément pour la disparition du pouvoir

    @Criticus: en même temps, si l’on développe un aphorisme, ce n’en est déjà plus un. Et puis c’est un carnet véritablement participatif…

  4. Eric dit :

    Ta question ù’a trotté dans la tête et une réponse m’est venue ce matin, en regardant la couverture de Point de vue (qui n’est pas encore sorti).
    Le pouvoir, c’est notamment, le pouvoir d’agir sur les représentations, les pensées de nmbreuses personnes. C’est lié à ce qu’on peut appeler « la fabrique du consentement » ‘http://www.dailymotion.com/video/x2fv3m_chomsky-manufacturing-consent_politics)

    Et donc, voilà ma conclusion: le pouvoir sur Internet, c’est « être partout ». La définiton de l’homme de pouvoir c’est « je suis partout ».

  5. cratyle dit :

    … partout et tout le temps. Si je file ta vision, dans la discussion généralisée d’internet, le puissant est celui qui parle le plus, le plus longtemps et que l’on ne peut éviter d’entendre.

    Vient ensuite une question traditionnelle sur les pouvoirs : pour être partout et tout le temps, ne faut-il pas diffuser le message que chacun attend, c’est à dire renoncer à exprimer sa propre personnalité? Si l’on bouclait la boucle, le prix d’être partout serait-il précisément de n’être nulle part?

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