Google: voie royale ou reflux annoncé?

Google annonce 46% de profits supplémentaires au troisième trimestre et tout l’internet bruisse de ses perspectives de développement illimiteés.

Pourtant, si à force d’acquisitions Google a fini par accumuler les fonctionnalités 2.0, l’essentiel de ses revenus et la totalité de ses profits proviennent d’un moteur de recherche qui ne représente en rien l’avenir du Net. Le classement des sites y est numérique, non sémantique. Les critères y sont fixés a priori par quelques individus, non muris au sein d’une communauté. Le service n’y demande ni participation, ni amélioration, ni discussion… Le couronnement financier de Google prélude peut-être un reflux annoncé, celui où l’authentique mouvement 2.0 finirait par l’emporter.

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2 réponses à to “Google: voie royale ou reflux annoncé?”

  1. tonton dit :

    Google, morbond? voilà une nouvelle!
    Cela fait un moment qu’un autre mastodonte, Microsoft, se fait tailler des croupières et que l’on annonce son déclin au motif qu’il rate tel ou tel tournant technologique, que le logiciel libre s’épanouit, etc. Reste que le géant de Redmond est toujours un géant et qu’il structure toujours une bonne partie du monde informatique. Les rentes et positions dominantes que la technologie menace, les réseaux d’influence patiemment constitués s’évertuent à les maintenir en vie. Certes, à long terme, même ces réseaux s’épuisent. Mais à long terme, John Maynard n’est déjà plus de ce monde…
    Ce (long) détour par Microsoft pour pointer une petite news qui n’aura pas échappé à Cratyle: le Ministère de la Culture fait appel à Google pour l’aider à étalonner l’archivage de son patrimoine culturel pour améliorer la visibilité de la France sur la toile… (http://www.01net.com/editorial/360722/google-appele-a-la-rescousse-du-patrimoine-culturel-francais/ ou http://actu.abondance.com/2007/10/le-gouvernement-franais-demande-conseil.html). Certes, les classements ‘google’ restent guidés par un principe décidé par quelques bonhommes tout au plus, mais ces quelques bonhommes ont le bras suffisament long pour continuer à chatouiller Cratyle pendant longtemps, où qu’il se trouve ;-)

  2. Cratyle dit :

    Mea culpa… avec tout ce qu’ils savent de moi, j’aurai bien trop peur que les « quelques bonhommes » ne me retrouvent pour vraiment dire du mal de Google…

    Donc pas de faillite en perspective, c’est assez clair. Les concurrents de Google me paraissent cependant bien plus affutée que ceux de Microsoft: sans parler des anciens (yahoo!… etc), presque tout les sites 2.0 sont des indexeurs du web et donc des rivaux en puissance (wiki, del.icio.us, digg, on en finirait pas de les citer…)

    Admettons que le moteur de recherche reste dominant, la question du partage des revenus de l’internet est encore posée. Dans un web ou l’information est beucoup mieux classée, beaucoup plus facilement accessible, c’est à dire ou elle est liée au réseau social de chacun, je crois que la fonction « moteur de recherche » peut facilement devenir une commodité. Question résiduelle, les autres applications de Google seront-elles suffisantes pour préserver sa position actuelle?

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