Le bloguing décentralisé

25 juin 2009

Avez-vous remarqué combien se ralentit le rythme de production des blogs que vous connaissez ?

Je ne parle pas du mien : la vitesse de publication n’a jamais été sa marque de fabrique incontestée. Je ne parle pas des blogs qui meurent : il en nait toujours bien plus qu’il en disparait. Je ne parle pas enfin des blogs professionnalisés, pour qui l’audience est nettement fonction du nombre de billets publiés.

La production sur les blogs ne perd pas en valeur ou en intensité, mais elle se fait à la fois plus sporadique et plus précise. Les billets d’attentes et les billets peu travaillés sont en train de disparaitre. Le live-blogging et les réponses rapides de blogs à blogs se sont nettement raréfiés.

La nouvelle génération du Web participatif, Twitter d’abord, aussi Facebook dans sa nouvelle formule, enfin les nombreux médias sociaux qui s’en sont inspirés, les réseaux de discussion, en un mot, sont bien sur les grands responsables.

Avec eux, on n’a plus besoin de faire un billet pour simplement partager un lien, pour une remarque rapide, pour une réponse à l’emporte pièce. Avec eux, on n’a plus besoin de bloguer pour faire vivre son blog ou préserver des liens avec sa communauté de lecteurs. Grâce à eux, on n’a plus besoin et on n’a guère l’utilité de bloguer si l’on n’a pas un véritable avis, une véritable opinion, une véritable histoire à raconter.

Les blogs ne sont plus les uniques centres d’agrégations de contenus et de discussions. Mais ils restent des lieux de créations et de présentation de contenus.

Je crois paradoxalement qu’ils s’en trouveront renforcés. Puisque l’on peut faire vivre des discussions ailleurs que sur son propre blog, développer une identité de réseau en réseau et de sîte en sîte, voyager ainsi avec sa communauté, alors les textes que l’on a véritablement envie de bloguer trouvent une force accrue, un public diversifié, surtout, une capacité de diffusion bien plus large que celle que les vieux réseaux de blogueurs offraient.

Le Web est un mouvement en constitution permanente, qui partout démocratise et partout met en réseau. C’est l’activité de bloguer qui vit aujourd’hui sa décentralisation accélérée.

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Mais que disent-ils de Pearltrees?

4 mai 2009

Il faut bien dire que la discussion sur Pearltrees est maintenant lancée : les blogs en parlent, vous en parlez, vous en débattez. Quelques jours avant la prochaine mise à jour de notre plateforme -plus de vitesse, de simplicité, de très nouvelles fonctionnalités… - voici donc ma carte des principaux billets publiés sur Pearltrees en français:

Pearltrees in blog posts [Fr]

Il en manque certainement, mais je compte sur vous pour m’envoyer les liens vers les blogs que j’ai - bien à tort, je l’avoue- probablement oubliés. J’actualiserai la carte au fil des suggestions et des nouveautés.

Il serait d’ailleurs bien incomplet de ne parler que des billets, voici aussi une carte reprenant quelques jolis “exports”, quelques usages de cartes que j’ai trouvé utiles, droles ou avisés:

Nice embedds

Allez, enfin, pour ne rien oublier, je vous livre ma carte d’ensemble de Pearltrees sur le Web. Elle contient les cartes précitées, mais aussi des posts en anglais, espagnol, italien, russe, polonais, portugais, nos première discussions en direct aussi, bref, un aperçu de la manière dont Pearltrees est en train de se développer!

Pearltrees development

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Exportez votre Web !

7 avril 2009

Pearltrees permet désormais d’exporter ses éditions du Web.

En utilisant l’onglet « share » de la fenêtre vous pouvez envoyer des cartes à l’intérieur ou à l’extérieur de Pearltrees, en obtenir l’adresse permanente, et surtout -c’est aujourd’hui la nouveauté- les coller sur votre sîte ou votre carnet.

-        Pourquoi exporter vos éditions du Web ? Pour guider vos lecteurs à l’intérieur de votre sîte, pour faire revivre des contenus injustement oubliés, pour faire découvrir à vos lecteurs des contrées qu’ils ignoraient, pour convaincre, pour analyser, pour faire rire, pour démontrer, bref, encore et toujours… pour éditer votre Web et celui que vous connaissez.

-        Comment lire une édition exportée ? En clickant simplement sur la perle, en appuyant sur « play », les flèches, et en vous laissant ainsi guider à l’intérieur du parcours qu’un éditeur aura tracé pour vous.

-        Un exemple ? Et bien il est là, juste à droite de ce billet : ce sont les trois perles que vous avez difficilement pu manquer. Je les actualiserai régulièrement et les remplacerai parfois, selon les sujets ou les humeurs du moment, selon les Webs que je voudrai vous faire découvrir ou les débats qui m’auront marqué. Mes principales éditions du Web seront là… ainsi que partout où quelqu’un voudra les placer.

Ce sont là quelques fonctionnalités simples au regard de l’ensemble de Pearltrees, quelques fonctionnalités qui devront être suivies de beaucoup d’autre pour que prenne corps ce format d’édition universel et ouvert qui fait la matière du projet.

Quelques fonctionnalités simples, mais dont l’usage bâtira je l’espère à la fois le sens et la portée.

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Des usages de Pearltrees

27 mars 2009

Avec le développement progressif de la communauté, les premiers usages de Pearltrees sont en train de s’installer.

Je reviendrai régulièrement sur les petites et grandes innovations que les utilisateurs apportent au fil de l’eau : celles que j’attendais, celles qui me surprennent, celles que je n’osais espérer… et certainement un jour celles que j’aurais préféré ne pas voir arriver…

Il y a trois types d’usages aujourd’hui, et qui font la vie quotidienne de pearltrees.

1-     Utiliser pearltrees pour organiser son Web. Collecter des contenus au fil de l’eau pour constituer des cartes, les déplacer, les regrouper, les séparer peu à peu pour pouvoir retrouver facilement les contenus auquel on tient. Du bookmarking ? Probablement beaucoup plus, car la possibilité de créer des cartes et d’emboiter les cartes les unes dans les autres permet d’aller bien au-delà des limitations des dossiers de favoris ou des tags… J’y reviendrai certainement, en attendant voici un ou deux exemples de Webs que j’ai beaucoup aimé.

2-     Utiliser pearltrees pour communiquer. Guider le lecteur en développant un point de vue, un argumentaire, une histoire - en utilisant les ressources d’un nouveau format : la carte de contenus Webs. C’est ce que j’avais tenté de faire à propos d’Hadopi, c’est ce que plusieurs utilisateurs font mainetnant régulièrement : construire un message en s’appuyant sur des travaux déjà existant. Dans le champ politique par exemple, une belle illustration est cette carte du débat sur l’Otan.

3- Utiliser pearltrees pour explorer des pans du Web que l’on ignorait. L’usage le moins évident et peut-être aujourd’hui le moins répandu des trois, mais celui qui, au fil de la croissance des cartes, pourrait prendre une place étonnante: passer d’une carte à une autre, voir ou elle mêne, découvrir en se laissant guider, passer sur un autre carte via un autre croisement… etc. Certaines contrées de pearltrees sont déjà assez denses pour que l’exercice commence à fonctionner: un exemple est la naissante pearltreesphère (hum…) consacrée aux BDs .

D’autres usages?

De cas particulier en cas particulier, beaucoup de nouvelles pistes. De manière plus massive, j’espère voir bientôt des nouveautés.

Pour un réseau social, la plateforme technique n’est qu’une proposition d’usage… C’est la communauté d’utilisateurs qui la fait réalité.

à propos de pearltrees [fr]

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Vers la discussion généralisée

23 mars 2009

La discussion sur le Web s’est longtemps organisée autour des contenus qui la provoquaient : un post de blog, une vidéo, un article de journal on-line étaient invariablement suivi de leur fil de commentaire.

On se répondait certes de vidéo à vidéo ou de blog à blog, mais il était bien entendu que cette discussion longue n’était qu’un support de l’essentiel : les commentaires que chaque nouveau contenu générait sur la plateforme même où il était créé.

La démocratisation des outils de créations de contenu est en train de changer radicalement la donne. Chacun répond avec ses outils, chez les autres, chez lui, dans ces lieux neutres que sont les médias sociaux : les Twitter, Facebook, Discus, les mash-ups que l’on peut en faire sur son sîte ou ailleurs.

Chacun discute avec tous, partout, avec des moyens sans cesse différents et sans cesse renouvelés.

Chacun discute avec les outils jadis considérés comme destinés à créer du contenu, les transforme, les réinvente, les utilise pour intervenir toujours différemment dans la discussion.

Chacun discute, disons- nous, au point que l’une des barrières du Web 2.0 est en train de s’effondrer, qu’une vieille évidence est en train de se reformuler. Il n’y a plus aujourd’hui de distinction entre le contenu et sa discussion. Les contenus ne sont plus des éléments déclencheurs de débats dont ils abriteraient les développements. Les contenus sont à la fois les moteurs et les éléments de la discussion.

Déjà, les outils sont en train de se créer pour permettre à chacun de cristalliser sa vision de la discussion et l’amener au delà de l’instantanéité.

Bientôt, ce vaste mouvement de création de contenus que connait le Web depuis quelques années apparaitra clairement pour ce qu’il a toujours été…

… une discussion généralisée.

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La discussion sur Hadopi ne fait que commencer

13 mars 2009

La discussion sur Hadopi a mis longtemps à se construire, à quitter les voies trop techniques ou trop spécialisées.

Elle est maintenant en place.

Elle ne cesse de s’étendre, de s’enrichir, de se préciser. Elle couvre de plus en plus précisément les terrains techniques, juridiques, économiques,… Elle rassemble la quasi-totalité des points de vue au travers desquels le projet de loi peut s’appréhender.

Cette mobilisation doit s’étendre.  Il faudra que la discussion surmonte le barrage naturel des anciens médias pour toucher en profondeur les citoyens et avoir de véritables effets politiques.

Certains pourront croire que le calendrier du vote emportera la décision, que d’ici au 31 mars, la majorité législative aura tranché : ce serait une erreur.

En dépit des apparences, le vote formel d’une loi ne tranche jamais de lui-même le sort d’une collectivité. Après les votes viennent les décrets d’application, après les décrets viennent les jugements sur des cas concrets, après ces jugements peuvent venir de nouvelles lois, de nouveaux gouvernements, de nouvelles majorités. A chacune de ces étapes, les forces en présence gagnent ou perdent du terrain.

A moyen terme, ce sont les arguments les plus puissants et les mieux diffusés, ceux qui sont capables de cristalliser l’opinion, qui finissent par l’emporter.

A condition de faire ce qu’ils savent le mieux faire, à condition d’étendre, d’expliquer, de débattre, de préciser, à condition donc de mener la discussion, les internautes ont aujourd’hui le temps et les moyens de transformer l’équilibre politique actuel et d’arrêter Hadopi. Qui sait ? Ils ont peut-être même les moyens de faire évoluer la législation dans la direction que le bon sens et les soucis de l’avenir devraient naturellement imposer?

La discussion sur Hadopi ne fait que commencer.

Hadopi: le débat continue

Edit juin 2009 : quelques mois après, force est de constater que la discussion est allée bien au delà de ce que ce papier anticipait… Pour en revivre les grandes étapes, on peut suivre la carte que j’ai construite au fil de l’eau sur le sujet.

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Pearltrees est ouvert!

6 mars 2009

L’alpha publique de pearltrees est en ligne, stabilisée, ouverte.

Ce n’est bien sur qu’un premier pas vers la vaste communauté d’éditeurs du Web que j’appelais de mes vœux dans le précédent billet. Mais c’est un pas véritable, je crois.

Plusieurs centaines d’éditeurs bâtissent en ce moment leur propre Web. Ce Web peut-être drôle ou sérieux, profond ou léger, il peut-être roboratif, contemplatif ou d’actualité. Il ressemble à ceux qui le construisent, à leurs goûts, à leurs richesses, surtout à leur étonnante variété.

Je reviendrai souvent sur cette carte humaine en train de se construire, sur son sens et peut-être sur son rôle dans le développement du Web. Mais puisque pearltrees est ouvert, qu’il est là, maintenant, tout prêt à être utilisé, c’est de son utilisation dont je voudrais d’abord parler.

A quoi pearltrees sert-il en général?

La question se discute en ce moment dans de forts bons billets et continuera je l’espère très longtemps à se discuter. Pearltrees est un projet collectif et un média social : ce sont ses utilisateurs, les premiers, qui en inventeront les usages les plus intéressants.

A quoi pearltrees pourrait-il vous servir, à vous, aujourd’hui, en particulier?

1-     A organiser la carte de votre Web. Enregistrez, déplacez, éditez, retrouvez les contenus intéressants que vous croisez lors de vos navigations quotidiennes. A conditions que vous vous en occupiez, c’est-à-dire que vous les éditiez vous-même, les cartes permettent de disposer de bien plus de contenus, de manière bien plus puissante et naturelle que les favoris. C’est que le format cartographique est plus adaptée à l’organisation de donnée que la liste, même taggée. Dans une ville, on se repère à l’aide d’un plan, non d’un annuaire, fut-il très bien fait !

2-     A guider vos amis ou vos lecteurs. Faire découvrir des parties du Web que vous seul connaissez ? Préparer un voyage en Italie ? Relater un débat de blog à blog ? Relater l’évolution d’une loi et des mouvements qu’elle suscite sur le Web (qui a dit Hadopi ?) ? Donner un nouvel ordre de lecture et donc construire un nouveau sens au contenu que vous-même ou d’autres ont déjà créé. Voila précisément ce que signifie éditer !

3-     A vous laisser guider. En lisant les cartes que d’autres ont créé pour vous, en suivant les intersections entre vos cartes et d’autres cartes, en vous laissant entrainer de centres d’intérêts en centres d’intérêts par ce que certains appellent joliment la sérendipité, vous découvrirez peut être un autre Web: un Web édité, organisé par des humains pour des humains…

… un Web auquel je ne peux que vous inviter à contribuer!

L'aventure Pearltrees

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La communauté participative des éditeurs du Web

23 février 2009

Vous l’avez certainement compris d’un précédent billet. Pearltrees veut développer ce chainon manquant de la démocratisation du Web, l’édition du Web par ses utilisateurs. Pour être plus précis: Pearltrees veut bâtir la communauté participative des éditeurs du Web.

Pourquoi une communauté ? Parce que la masse de contenus disponible sur le Web dépasse les capacités d’édition de n’importe quel individu ou groupe d’individu.

Pourquoi participative ? Parce que le Web permet de composer des points de vues, pas seulement de les agréger, parce que l’agrégation d’éditions réduit le sens de chaque édition, parce qu’enfin c’est la participation de chacun à une œuvre collective qui lui donne sa dimension démocratique.

Mais enfin, dans ce cas, pourquoi un projet spécifique ? Les différentes plateformes existantes ne permettent-elles pas toute un peu d’éditer ? Et pourquoi vouloir unifier par un seul projet ce qui vaut précisément par sa diversité ?

Voici véritablement la clé du sujet.

Toutes les œuvres collectives du Web s’appuient sur deux éléments à la fois contradictoires et indissociables : d’une part, la liberté et l’irréductible diversité de leurs contributeurs, d’autre part l’unité du média au sein duquel ils s’expriment.

C’est de la complémentarité des wikipédiens que nait Wikipédia, mais aussi de l’unité de leur support. C’est de la variété des vidéos que Dailymotion et Youtube trouvent leur intérêt, mais aussi de l’existence de formats vidéo universellement partagés. C’est l’extrême diversité des blogueurs qui fait vivre la blogosphère, mais surtout les formats techniques et les règles de discussions communément acceptés.

Ce n’est pas l’envie d’éditer qui manque sur le Web. Nous avons tous croisés ces billets composés de liens vers d’autres billets, ces twitters dont la principale activité consiste à re-twitter, ces plateformes Web centrées sur le partage de liens sélectionnés. Tous expriment le besoin et l’envie d’éditer le Web. Tous ceux qui les ont lus ont ressenti le plaisir et l’intérêt de se laisser guider au sein de contenus édités.

L’absence d’une communauté ouverte et participative d’éditeurs du Web ne provient donc ni du manque de désir ni du manque de besoin: elle provient de l’absence d’un format commun.

L’ambition de pearltrees est de créer ce format commun : un mode d’édition simple et universel, un lieu ou les éditions pourront se combiner, une manière de parcourir l’ensemble des éditions dans leur diversité et leur unité.

Pearltrees veut bâtir la plateforme et les outils qui permettent à la communauté des éditeurs du Web de se développer. C’est d’ailleurs de ce format, de ces outils, de la manière de les utiliser, c’est à dire enfin de la nature de pearltrees…

…dont il me faudra bientôt parler

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Le blog de pearltrees est ouvert!

18 février 2009

Je suis heureux d’annoncer un nouveau venu dans la blogosphère.

Un nouveau venu particulier, car déjà bien loin d’être un nouveau né. Le blog de Pearltrees vit, croit, se développe dans l’ombre depuis plus d’un an. Il fut d’ailleurs créé quelques jours à peine après la naissance du projet, caché dans un cocon à mots clés, lieu d’échange où les trois premiers fondateurs se demandaient ce qu’ils allaient fonder.

Il a d’abord accueilli les ébauches, les tests, les réflexions d’une équipe en train de se former. De manière inattendue, il a formalisé l’arrivée successive de l’ensemble des fondateurs. Accéder au blog marquait l’entrée dans la -très embryonnaire- communauté ; commenter signifiait qu’on y portait un intérêt ; poster qu’on allait certainement rejoindre l’équipe  - qu’on était prêt à embarquer.

Notre blog privé devint ainsi une sorte de journal intime collectif, où se consignaient naturellement les questions, les décisions, les moments clés - le lent passage de l’anglais au français - la cristallisation du design et des idées - la réalisation progressive de la plateforme. Toutes les étapes de la naissance de Pearltrees, en fait.

Lorsque nous avons trouvé nos locaux, le « lieu virtuel » a perdu son usage premier : il est devenu la place d’échange des premiers groupes de testeurs de Pearltrees : du noyau de la plateforme à l’alpha privée en train de se créer. La plateforme en construction était bien sur devenue le grand sujet.

Ce blog entre aujourd’hui dans sa troisième vie, il devient finalement un endroit ou chacun pourra fureter et commenter, ou chacun est bienvenu pour discuter des nouveautés ou suivre les péripéties de Pearltrees, ses erreurs, ses changements de pieds. Les textes sont là depuis l’origine -presque- rien n’est caché.

C’est que notre blog privé est enfin devenu un blog, en fait !

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Le Web : un projet de démocratisation inachevé?

11 février 2009

Le Web constitue au fond un projet de démocratisation des médias. Avec toute leur diversité, les outils, les plateformes et les pratiques qui se sont accumulées depuis sa naissance  tendent à faire de chaque utilisateur un média plein et entier.

De fait, la phase que l’on a nommé Web 2.0 a transformé la pratique de millions d’utilisateurs. Ceux qui étaient les spectateurs de contenus réalisés par une poignée de professionnels et de passionnés sont aujourd’hui les principaux créateurs du Web. Le nombre, la diversité et la qualité des contenus offerts à tous a connu une croissance sans précédent.

Pourtant, la démocratisation de la création n’a pas entrainé la démocratisation de l’accès aux contenus. Ce sont les moteurs de recherche et les grands portails, non les internautes, qui guident et orientent la navigation des internautes. Les systèmes de vote et les sites de partage de favoris ne remédient pas à cette situation. Agrégeant les points de vue individuels plutôt que d’en tirer la spécificité, ils produisent des résultats de même nature que ceux des moteurs de recherche.

Ce déséquilibre entre création démocratique et accès centralisé aux contenus constitue une entrave bien visible :

-        En tant que spectateurs, les internautes ne trouvent pas leur chemin dans la masse énorme des contenus susceptibles de les intéresser

-        En tant que créateurs, les internautes qui veulent développer leur audience doivent s’investir dans des activités de diffusion et de référencement bien éloignées de leurs véritables intérêts

C’est peut-être la source de cette étrange sentiment qui rassemble aujourd’hui les analystes du Web. D’un coté, la production massive de contenus par les utilisateurs constitue une évolution sans égale dans l’histoire des médias, d’un autre coté, cette production semble bien peu visible, bien peu accessible au regard des efforts qu’elle suscite.

Je crois qu’il manque un maillon déterminant dans le mouvement de démocratisation du Web, un maillon permettant à chacun de devenir l’organisateur, le cartographe, en un mot l’éditeur de son Web comme de celui des autres…

…que tant que cette activité d’édition ne sera pas démocratisée, l’un de mouvement majeurs du Web restera largement inachevé.

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